L'ONU doit réparer les injustices commises contre le peuple sahraoui

A l’heure où notre peuple vient encore une fois d’administrer à toute la communauté internationale la preuve de sa disposition sincère et constante de continuer à coopérer pleinement avec l’ ONU et ses organes principaux, notamment avec le Représentant Spécial du Secrétaire Généralde l’ONU, M/ Christopher Ross, le peuple sahraoui est en droit de rappeler à l’Organisation internationale de relire le fond de ce dossier et de méditer sur les injustices et les violations du droit international et de sa propre charte dans le traitement de cette affaire.
L’ONU adoptait la Résolution 2229 (XXI) du 20 décembre 1966 qui restera une date historique pour le peuple du Sahara Occidental, tout simplement parce qu’elle retira le  » Sahara occidental  » du principe de la négociation entre l’Espagne et le Maroc, pour le soumettre au principe de l’autodétermination, ce qui rend les Accords Tripartites de Madrid du 14 novembre 1975, illégaux. L’Espagne demeure en fait la puissance coloniale responsable du territoire non autonome, illégalement occupé par le Maroc.
Le droit des peuples à l’autodétermination, auquel notre peuple reste profondément attaché, est l’un des principes essentiels des relations internationales et l’une des normes impératives du droit international. Inscrit et reconnu comme tel dans la Charte des Nations Unies , ce principe a été consacré par un ensemble d’instruments et de textes internationaux en particulier par la résolution 1514 ( XV ) du Premier décembre 1960. De 1963 à 2009, l’ONU décrète l’autodétermination du Sahara occidental, mais dans les faits tout est fait pour que cela ne se réalise jamais.
Néanmoins et en dépit des progrès accomplis, dont la récente indépendance du peuple du Timor Lesté, cette œuvre de décolonisation à laquelle s’est consacrée l’Organisation des Nations Unies, reste encore à parachever puisque d’autres peuples continuent d’interpeller la Communauté internationale pour l’exercice de leur droit inaliénable à l’autodétermination et à la liberté. C’est le cas , dans la région du Maghreb, du peuple du Sahara Occidental qui attend, 34 ans après le retrait de l’ancienne puissance coloniale, d’exercer librement et sans contrainte son droit inaliénable à l’autodétermination.
Le peuple sahraoui et le Front Polisario demeure plus que jamais convaincus que le règlement juste et définitif de la question du Sahara Occidental, dans le strict respect du droit du peuple Sahraoui, apportera à la région du Maghreb la stabilité et la concorde dont elle a tant besoin.
Le Front Polisario et la RASD ont une mission aussi claire que sacrée : l’indépendance totale du Sahara occidental. Ce choix-là pourrait être issu des urnes mais jamais ne pourra être mis sous le paillasson. Tout le reste est négociable. Si le Maroc maintenait sa solution unilatérale, il mettrait tout le monde dans l’impasse. Les négociations n’étant pas une fin en soi, le Polisario et la Rasd doivent prendre une décision.
L’autonomie ne constitue, en aucun cas, une solution qui répare les injustices commises par la communauté internationale contre la population de ce terrtoire. Au contraire, elle est le comble de l’hypocrisie. Réclamer à cor et à cri l’autonomie en faveur des «Sahraouis», mais la combattre farouchement, la refuser au Maroc pour les Amazighs, le peuple du Rif et du Souss qui, eux, la revendiquent avec ardeur. Avant-poste de la pseudo-démocratie au Maroc, le régime sanguinaire de la monarchie alaouite inscrivait avec cynisme sur son fronton la devise du «multipartidisme», tout en écrasant sous sa férule des milliers d’opposants et en emprisonnant d’autres aussi sous divers inculpations.
Si réellement l’ONU ne parvenait pas à une solution légale et que le Maroc maintenait ses exigences, aucune autre alternative ne saurait éviter le retour à la guerre. Pour sa part, le Maroc prouve qu’il n’a pas une réelle volonté d’aller vers une solution mutuellement acceptable. En témoigne la répression féroce dans les territoires occupés et les préparatifs militaires autour de son mur militaire. Les jeunes Sahraouis ne cessent d’ailleurs de mettre la pression sur le Front Polisario pour ne plus accepter les tergiversations du Maroc et les promesses non tenues de la communauté internationale.
Les Sahraouis sont engagés dans un combat pour l’existence et ils n’ont pas le choix. La lutte qu’ils mènent n’est pas une lubie d’une élite en mal de combat et ceux qui ont obligé les forces armées marocaines à se retrancher derrière les mines et la poussière des fortifications militaires sont toujours présents pour rafraîchir la mémoire à ceux qui doutent des capacités sahraouies à reprendre la lutte armée. Les dirigeants marocains qui ont vendu leur âme au diable s’en morderont les doigts s’ils persistent dans leur entêtement à faire payer le peuple sahraoui leur défaite lors de la lâche agression perpétrée contre l’Algérie voisine, en 1963.
La seule voie pour éviter d’autres drames dans la région du Maghreb, c’est que les Nations Unies réparent l’injustice commise contre le peuple sahraoui depuis plus de trois décennies.

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