Le chantage onusien aux réfugiés sahraouis

L’ONU vient enfin de décider, fin juillet passé, d’octroyer 1,5 millions de dollars en aide aux réfugiés sahraouis. Cela est une grande nouvelle, puisque ces aides ont été pratiquement coupées lors de l’administration de Bush.

L’histoire retiendra que Ban ki-Moon a cédé aux pressions du plus grand terroriste de l’histoire de l’humanité, Bush Jr, en affamant les réfugiés sahraouis pour obliger le Front Polisario à davantage de cessions.

Les réfugiés dans les camps survivent grâce à l’aide alimentaire fournie par des donateurs de l’UE, du Programme Alimentaire Mondial, d’un certain nombre de gouvernements nationaux et d’organisations de solidarité internationales. Le budget de L’ONU destiné aux sahraouis a été coupé année après année. Le Programme Alimentaire Mondial a diminué son estimation de la population des camps « concernée » à 90,000, malgré l’insistance de l’UNICEF et d’Oxfam sur le fait que le nombre de réfugiés en détresse est supérieur.

Un cadre supérieur d’une grande ONG internationale qui se rend constamment dans les territoires libérés a fourni à une explication. A son avis, la rétrogradation de la population en risque était le résultat de pressions politiques exercées par les plus grands donateurs du Programme Alimentaire Mondial, qui espèrent qu’en coupant l’aide alimentaire aux camps ils pourront contraindre le Front Polisario à accepter le fameux plan marocain d’autonomie pour le Sahara Occidental dans un Maroc plus grand, mais sans l’option d’un referendum sur l’indépendance.

Cela signifierait pour l’acceptation de la souveraineté marocaine sur un territoire que ce dernier a envahi illégalement; qui, selon la Cour Internationale et les Nations unies le Sahara Occidental est un « territoire non-autonome » dont le statut doit encore être décidé sur le principe du droit à l’autodétermination. En acceptant le contrôle marocain, les Sahraouis céderaient aussi les territoires libérés au régime marocain. L’acceptation du plan d’autonomie impliquerait aussi le manquement de l’ONU à sa parole sur son engagement d’organiser un référendum libre et juste, qui est à la base de la présence de la MINURSO dans la région depuis 1991.

L’ONU est déjà impopulaire dans la région, particulièrement dans les milieux Sahraouis, qui la voient comme étant dans la poche du Maroc. La présence de L’ONU dans la région a efficacement gelé le conflit, donnant au Maroc plus de temps pour consolider son contrôle des territoires occupés, qu’il a inondés avec des colons. Au même temps, les sahraouis sont diabolisés par la propagande des alliés du Maroc qui renforcent la présence militaire de ce dernier avec la forniture d’armes de dernière pointe. Le résultat est que le nombre des partisans sahraouis du retour aux armes a augmenté considérablement dans les camps sahraouis. Ceux-ci sont convaincus que la victoire militaire est difficile sur un Maroc mieux armé, mais ils la voient comme la seule façon d’alerter la communauté internationale sur leur situation. S’ils sont obligés, les Sahraouis seraient plus pour reprendre les armes de nouveau que de se résigner à accepter le contrôle marocain de leur destin.

Donc, nous saluons l’arrivée de nouvelles aides humanitaires de l’ONU qui signe la fin d’une longue série de pressions et de chantages contre une population indéfense dont le seul crime est de refuser de vivre dans un Etat voyou gangrené par la corruption, la misère, la répression et la violation des droits de l’homme.

Nous saluons, aussi, le courage de ce peuple qui a su résister l’exode, les conditions climatiques difficiles et au chantage alimentaire dont il a été victime avec la complicité de Ban ki-Moon et Peter Van Walsum.

(P.S. : Caricature de Backchich.info)

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