Le journalisme mercenaire

Dar-Al-Hayat dans son édition digitale du vendredi 04 septembre, Mohammad al-Ashab traite de manière particulièrement infâme, una vieille habitude dans ce journaliste, les raisons de la dernière crise entre Kadhafi et le gouvernement marocain.
En lieu et place de proposer une vraie analyse et de démontrer les raisons profondes de cette tension et des conflits régionaux dans le monde arabe, cet article, comme tous ceux de Mohamed Al-Ashab, ne relève ni plus ni moins que d’une volonté manifeste de désinformer et un fatras de mensonges. Un autre article creux basé sur du vide, sans aucun contenu informationnel, un audacieux racolage habillé en travail d’analyse. Il est à classer dans l’interminable lignée de textes propagandistes instillés par la presse marchande et du journalisme mercenaire et banal qui s’impose tellement de nos jours qui, par intérêt personnel, font de la devise du servilisme et du cynisme une constante invariable.
Des journalistes de peu de dignité qui, pour faire preuve de complaisance envers leurs maîtres, ils jettent dans la poubelle toute notion d’intégrité et d’éthique. Ils participent par leur manquement à tromper leurs concitoyens au profit de leurs bailleurs de fonds. Ils ne font qu’appliquer une méthode éprouvée par la propagande nazie. Hitler affirmait qu’à force de répétition, n’importe quel mensonge finit par devenir une vérité acceptée.
Journaliste-mercenaire, spécialiste des articles Polisariophobes, Al-Ashab gagne sa vie avec le mensonge et la diffamation. Archétype du larbin du système, il a fait de la propagande anti-sahraouie un métier à plein temps qu’il exerce au journal réactionnaire des pétrodollars nommé Dar Al-Hayat.
Cet énergumène n’a aucune conscience journalistique et salit par son comportement irresponsable toute la presse arabe qui, même si elle ne porte pas dans son cœur le mouvement de libération sahraoui, sous le faux slogan de l’unité arabe qui n’a jamais eu lieu ni sur papier ni dans la réalité, essaie d’éviter ce sujet sensible.
Dans ce pseudo-article, Al-Ashab affirme que Kadhafi « se rend compte que l’accès de la République Sahraouie à l’Organisation de l’Union Africaine en 1984 a augmenté les controverses politiques et légales dont les efforts des sages africains ont échouées à surmonter ».
Cet argument est pulvérisé par la réalité qui estque les chefs d’Etat et de Gouvernement de l’UA, réunis à Tripoli en session spéciale consacrée aux conflits en Afrique, ont réaffirmé, à l’issue de leur travaux, leur « appui » aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité de l’ONU qui appellent à des négociations directes entre les deux parties (le Front Polisario et le Maroc) « sans conditions préalables, en vue de parvenir à une solution juste, durable et mutuellement acceptable devant permettre l’autodétermination du peuple sahraoui conformément aux principes de la charte des Nations-Unies ».
Al-Ashab a encore fait preuve de ce journalisme à la botte des bailleurs de fond, ce journalisme d’opportunité, de ce journalisme mercenaire, de ce journalisme de la petite boutique, de ce journalisme qui flirte avec la monarchie marocaine pour quelques sous.
Conscient que le talent seul ne suffit point pour s’imposer dans un monde arabe pourri et corrompu, il brille dans le domaine qui est le sien, celui de se soumettre pour accomplir les basses besognes. La preuve, tous ses articles sur le Sahara Occidental sont un ramassis de mensonges et calomnies, une campagne orchestrée à Rabat.
Doit-on rappeler à M. Al-Ashab que les principes de l’éthique journalistique doivent être la recherche de la vérité, la loyauté envers les citoyens et l’indépendance vis-à-vis des personnes et des thèmes dont le journaliste parle? Il n’existe pas de journalisme sans exercice de la conscience personnelle et il n’y a pas de pire cynisme que celui qui s’en moque des souffrances des autres, en particulier celles du peuple du Sahara Occidental. 

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