Bouteflika prône la défense du droit légitime du peuple sahraoui

La présence de plus de 120 dans la 64e session de l’Assemblée Générale des Nations Unies est un indice de l’importance que revêt cette session du fait qu’elle est témoin de la première apparition du Président Barack Obama aux Nations Unies.
Une apparition tant attendue pour entendre Obama déclarer ouvertement la rupture avec le passé obscur de l’ère Bush.  » Nous partageons un avenir commun », dit-il-il, pour enfin tendre la main à la communauté internationale pour résoudre les problèmes du monde parce que les Etats-Unis ne sont plus prêts à faire cavalier seul. 
En abordant le problème du Sahara Occidental, le Président Abdelaziz Bouteflika a souligné dans son intervention « l’importance » que l’Algérie accorde « au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et les efforts que nous déployons pour aboutir à une solution juste et durable du conflit au Sahara occidental. Les Nations unies pourront toujours compter sur le soutien total et sincère de l’Algérie à toute initiative entrant dans le processus de règlement de ce différend conformément aux responsabilités qu’elles assument dans la question du Sahara Occidental. »
« Dans ce contexte, nous réitérons notre appui au Secrétaire Général et à son envoyé personnel, M. Christopher Ross, dans leurs efforts visant à promouvoir  une solution politique permettant au peuple sahraoui d’exercer librement son droit inaliénable à l’autodétermination » ajoute-t-il. 
Bouteflika met au même rang la cause du peuple sahraoui et celle du peuple palestinien lorsqu’il déclare : »De même, nous apportons un soutien inconditionnel à la cause du peuple palestinien dont les développements menacent gravement la paix et la sécurité dans l’ensemble de la région. »  
Le roi Mohamed VI, incapable de sortir de sa tanière pour défendre les positions de son pays, passe son temps à préparer le mariage de son cousin Moulay Ismail avec sa nouvelle conquête venue des pays de l’Allemagne, comme dans les contes de fées.
Dans le but de contrecarrer l’intervention du président algérien aux Nations Unies, le gouvernement marocain n’a trouvé d’autre moyen que de crier au loup, comme il est devenu habituel depuis quelques années. 
Ainsi, une dépêche de la MAP sortie le jour même de la séance plénière onusienne, annonce le « démantèlement d’un réseau terroriste spécialisé dans le recrutement de volontaires à des opérations kamikazes en Irak, et de candidats pour la guérilla menée par l’organisation « Al Qaida » en Somalie et en Afghanistan ». 
Comme il est de coutume, le Maroc essaie de suppléer à son manque d’arguments légaux par une grande campagne de propagande sur le danger terroriste pour rappeler que le Maroc est légendaire en banditisme politique. 
A l’échec diplomatique du Maroc s’ajoute l’échec de la politique interne du gouvernement qui a donné lieu a une creusée de plus en plus grande entre gouverneurs et gouvernés. L’une des raisons principales de cet échec est la persistance des autorités marocaines dans leur désir d’imposer le fait accompli dans l’affaire du Sahara Occidental.

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