Un roi sans charisme

Le statut de leader du pays est parsemé d’embûches pour Mohamed VI qui tente, peu ou pro, de les esquiver. Son incompétence est manque de charisme ne jouant pas à sa faveur, il opte pour les gestes symboliques.
L’offensive prônée par la MAP et le quotidien Le Matin du Sahara, ainsi que par le magazine de la Françafrique (Jeune Afrique) ont fait de leur mieux pour cacher les faiblesses d’un roi attiré plus par les loisirs et les plaisirs de la vie que par le souci de combattre les maladies de la société marocaine.
Le profil d’homme dynamique qu’on lui a taillé est imaginaire et ne correspond pas au vrai Mohamed VI. Cette image a été spécialement forgée pour lui pour que le peuple ne voie pas les causes de son absence sur la scène politique nationale et internationale. Non seulement, il a le trac en public, mais en plus, il ne prend jamais le moindre risque, conscient qu’il suffit d’une prise de parole en public ou d’une sortie médiatique pour que tout s’envole. Il donne l’impression de fuir l’auditoire comme s’il avait peur d’être critiqué et jugé, et donc de ne pas être aimé. Une  dépendance aux regards des autres qui exprime un défaut d’estime de soi. Timidité, doutes et hésitations transparaissent dans son message et dans sa posture. Mohamed VI ne pourra continuer à cacher son manque de confiance et sa timidité. Tous les marocains finiront par le savoir.
Incapable de se défendre dans une interview ou une déclaration publique, il a vu son image s’effondrer comme un château de carte. Les symptomes de la maladie sont visibles et elle ne tardera pas à se répandre même s’il continue à refuser les sorties publiques.
Il ne sert à rien de se tirer des portraits assis parmi les fidèles musulmans à la mosquée ou entrain d’inaugurer des projets dont, à la fin, le profit ira ailleurs qu’au peuple. Il ne sert à rien non plus d’aimer la musique funky, d’organiser des grands concerts au Maroc ou de s’honorer de l’amitié qui lui portent des vedettes de la chanson.
En vain sont les sorties, très médiatisées, et sa propension à « mettre la main à la poche » pour distribuer des GRIMA, pour lancer un appel en faveur d’El Qods, pour distribuer des cartables aux écoliers, des draps dans les hôpitaux, des bols de soupe pendant le mois de Ramadan ou d’inaugurer tous les jours un projet quel que soit son importance.
Il a montré ce qui le sépare de sa bête politique de père : une absence criante de compétence et de charisme. Malgré tous ses efforts appliqués, n’arrive toujours pas à « crever l’écran », même quand il lit son discours il est maladroit. A cause de cela, il est très loin de pouvoir faire une improvisation.
Acceptant son incompétence et manque de charisme, Mohamed VI s’est retiré de la magistrature suprême du pays qu’il n’arrive pas à assumer comme il se doit. Il ne s’agit pas d’une abdiction puisque la monarchie va continuer au Maroc, mais d’un transfert de décision non-déclaré à ses conseillers. Ils décident à sa place, sans pour autant mettre en cause l’autorité l’autorité de la monarchie.

Après avoir supporté les caprices de l’ex-dictateur défunt Hassan II pendant presque quarante ans, faudra aux citoyens marocains encore supporter ceux de son fils. Ils sont contraints d’accepter l’inacceptable. Pour voir la démocratie, il faudra repasser dans…30 ans ou plus. 

Entretant, le nouveau roi a le temps de savourer son intronisation. L’homme a très tôt goûté aux délices du pouvoir et des facilités qu’il confère. Par conséquent, il serait difficile pour lui d’y renoncer. Comme il lui sera difficile de se débarrasser de ceux qui tiennent vraiment le pouvoir et qui lui dictent ce qu’il doit faire et dire.

On aura beau rêver de l’avènement d’un jeune roi, rien n’y changera ! Au Maroc, la loi dispose que la personne du roi est intouchable! Les illusions d’une opposition éclatée ayant comme programme une monarchie parlementaire font, désormais, partie du passé. Ils savent qu’il est difficile d’instaurer la démocratie dans un pays gouverné par une mafia politico-militaire et gangrené par la corruption.

Les statistiques du PNUD sont là pour le confirmer : Avec un taux d’analphabétisme de 45% et de scolarisation de 61%, le Maroc est classé au 1307ème rang, et pour la honte, derrière des pays comme le Gabon et la Guinée Equatoriale.

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