Condamnation au Maroc d'un Français à 5 ans de prison ferme pour pédophilie et viols sur mineurs

Par Bouliq, le 20/3/2010
Le journal marocain Al Ahdate Al-Maghribia dans ses éditions du 19 et 20 mars 2010 a fait état de la condamnation le 18 mars d’un ressortissant français de 56 ans dénommé Jean Bernard Ernest à 5 ans de prison ferme par le tribunal de Marrakech pour pédophilie et viol de mineurs.
Des détails sordides ont été donnés par ce journal qui a précisé que les poursuites ont été enclenchées suite à un rapport rédigé par des instituteurs d’Ait Faska (région de Marrakech) adressé aux services de la Gendarmerie Royale.
Les enquêtes effectuées ont permis d’établir que l’intéressé exerçait et filmait ses forfaits sur de jeunes enfants profitant de la pauvreté et de la misère ambiante.
L’enquête a révélé aussi que l’intéressé qui avait une compagne utilisait aussi des chiens dans ses forfaits contre les jeunes enfants. Je m’arrête ici parce que le reste risque d’être censuré par le Post.
Toujours est-il que des associations de la société civile à Marrakech notamment l’association « Ne touche pas à mon enfant » qui lutte contre la pédophilie se sont élevés contre la clémence du verdict prononcé à l’encontre du pédophile en cause.
Des actions de protestations sous différentes formes sont prévues d’après le journal.
Ci-aprés le communiqué de l’association « Touche pas à mon enfant »
« L’association « Touche pas à mon enfant » a suivi avec émoi à travers la presse nationale et les communications de son réseau le dossier objet de la poursuite du ressortissant français Baradat Jean Bernard Ernest, âgé de 56 ans résidant à Marrakech suite aux abus sexuels répétitifs sur des mineurs et l’incitation à la débauche ainsi que les actes sexuels des mineurs en leur faisant subir divers supplices par l’entremise de chiens tout en filmant les scènes pornographiques. L’accusé a été condamné à 5 ans de prison ferme.

L’association salue les efforts déployés par la presse nationale qui intervient conformément à sa noble mission pour mettre au grand jour ce genre de pratiques viles, immondes et abjectes.
Fidèle à ses engagements, l’association informe l’opinion publique de ce qui suit :
• Elle dénonce de manière ferme et résolue ce crime odieux et appelle le gouvernement, à tout mettre en œuvre en vue de mettre fin à ces atteintes physiques aux conséquences psychologiques graves infligées aux enfants mineurs de notre pays. Des atteintes inqualifiables et condamnés au nom des principes de la morale et de nos convictions religieuses.
• Elle déclare son soutien total et sans condition aux enfants victimes de tout abus de ce genre et demande la prise en charge psychologique des victimes.
• Elle s’interroge sur l’impunité dont bénéficie la complice du prévenu, qui a pu se rendre en France. La responsabilité de cette complice est établie dans la mesure où c’est bien elle qui préparait les mineurs aux supplices et autres actes sexuels dépravés et c’est aussi elle qui s’occupait de les filmer.
• Elle invite les autorités marocaines à prendre leurs responsabilités entières et intervenir avec fermeté pour éviter et prévenir ce genre de crimes atroces.
• Elle lance un appel au gouvernement de la république française pour assumer sa responsabilité historique et humanitaire dans ce genre d’affaires. L’association invite les autorités françaises dans le cadre de leur coopération avec les autorités marocaines en établissant une liste de ses ressortissants poursuivis pour crime de pédophilie et la diffuser en vue d’empêcher que ces personnes puissent exporter leur forfaits sur le territoire marocain sous couvert de tourisme.

• L’association propose la mise en œuvre d’une opération de mobilisation et de vigilance à travers son réseau en collaboration avec l’ensemble du tissu associatif et les autorités compétentes pour lutter contre ce fléau.
• Elle revendique un jugement équitable dans cette affaire et qui soit sanctionné par une peine exemplaire dissuasive, une fois la responsabilité pénale établie par la justice.
• Elle lance un appel à la société civile et toute l’opinion publique en vue de leur mobilisation ardente en usant de tous les moyens protestation permis.
L’association « Touche pas à mon enfant » envisage d’organiser un sit-in et informera l’opinion publique de la date et le lieu de sa tenue. « 
Najat Anwar
Présidente

 

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