Le président du Sénat mexicain est confiant qu'Obama changera d'attitude envers le conflit du Sahara Occidental

Alger, 1 avril (EFE) .-Le président du Sénat mexicain, Carlos Navarrete Ruiz, s’est montré aujourd’hui confiant après sa visite à Alger et aux camps des réfugiés sahraouis de Tindouf dans le fait que l’administration du président des EU, Barack Obama, adopte une « attitude différente » envers le conflit du Sahara Occidental.

Dans une interview accordée à EFE, après ses rencontres avec le président de la République Arabe Sahraouie Démocrátique (RASD), Mohamed Abdelaziz, et le chef d’État algérien, Abdelaziz Bouteflika, le politicien mexicain a considéré que la position d’Obama envers le conflit israélo-palestinien offre « des espoirs » en relation avec la question sahraouie.

« J’ai l’espoir qu’Obama, aussi vite qu’il se libérera des problèmes de politique intérieure et que l’économie nord-américaine reprenne croissance, puisse dédier plus de temps à la politique extérieure et avoir une attitude différente avec le Maroc », dit-il.

Navarrete a regretté que le Maroc ait « bloqué » la solution du référendum marquée par les résolutions de l’ONU et a estimé que tandis que la France « maintienne son soutien » à Rabat et que l’Espagne adopte une « attitude peu réceptive pour soutenir les résolutions des Nations Unies » le conflit « semble ne pas avoir des voies de solution rapide ».

Cependant, il a indiqué qu’une « attitude différente » des EU à l’égard du Maroc « aidera » et espère que l’actuel blocage dans lequel se trouvent les négociations entre Rabat et le Front Polisario sous les auspices de l’ONU « ne se prolonge pas longtemps ».

Dans ce sens, il a dit qu’il s’est engagé devant les dirigeants sahraouis à intercéder pour la cause du Sahara Occidental dans ses contacts avec les mandataires américains.

« Je suis convaincu que cette cause, qui est juste, ne finira pas par être oubliée au sein de l’ONU et que la situation internationale aide pour que le Maroc puisse être convaincu qu’il ne peut pas maintenir une attitude de dureté comme celle qu’il a eue jusqu’à présent », réïtéra-t-il.

Le président du Sénat a tenu mercredi une interview de plus de deux heures avec Bouteflika dans laquelle il a revisé les relations bilatérales entre les deux pays et les « visions coïncidentes » du Mexique et de l’Algérie dans des questions multiples de politique internationale, parmi elles celle du Proche Orient.

« J’ai remarqué une attitude très réceptive de Bouteflika, il est très intéressé à ce qu’il se passe au Mexique, dans son système politique et électoral », a dit Navarrete, qui a invité le chef d’État algérien aux célébrations du bicentenaire de l’indépendance mexicaine au mois de septembre suivant.

De la même manière, il lui a exprimé la reconnaissance de son pays par la prochaine inauguration à Alger d’un buste dédié à Emiliano Zapata, le héros de la révolution mexicaine.

Le sénateur a souligné que l’échange commercial entre son pays et l’Algérie a considérablement augmenté dans les cinq dernières années, malgré le fait que cette croissance a été freinée en 2009 à cause de la crise économique du pays latino-américain.

« Il y a des grandes opportunités de coopération dans le secteur de la construction de logements et d’infrastructures et dans celui des télécommunications, en plus d’autres spécifiques comme les produits agricoles, d’e cuir ou des chaussures que les entrepreneurs mexicains pourraient placer très bien en Algérie », indiqua-t-il.

L’Algérie est l’un des principaux partenaires commerciaux du Mexique dans le continent africain et en 2008 l’échange économique entre les deux pays a atteint un chiffre record de 632 millions de dollars.

Après son interview avec Bouteflika, Navarrete a été reçu aujourd’hui par le premier ministre algérien, Ahmed Ouyahia, et par le ministre des Affaires Maghrébins et Africains, Abdelkader Messahel.

Pendant ses deux jours de visite officielle, il s’est réuni de plus avec le président du Sénat algérien, Abdelkader Bensalah, le vice-président de l’Assemblée Nationale, Sedik Chiheb, et du Conseil Constitutionnel, Boualem Bessayah.

Dans les camps des réfugiés sahraouis du sud-ouest algérien, il a tenu des rencontres, en plus d’Abdelaziz, avec le premier ministre de la RASD, Abdelkader Taleb Omar, et le président du Parlement, Mahfud Ali Beiba.

Le Mexique a reconnu la RASD le 8 septembre 1979 et depuis lors les deux pays maintiennent des relations diplomatiques.

Source : EPA

 
 

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