Le président de la République appelle l'UE à sauver la vie des détenus sahraouis en grève de la faim dans les prisons marocaines

Bir Lehlu (Territoires libérés), 01/04/ 2010 (SPS) Le président de la République, secrétaire général du Front Polisario, Mohamed Abdelaziz a appelé jeudi le président du Conseil de l’Europe M. Van Rumpuy à intervenir auprès des autorités marocaines pour sauver les vie des détenus politiques sahraouis en grève de la faim dans les prisons marocaines.


M. Mohamed Abdelaziz tient le Maroc pour responsable des sévices physiques et psychologiques que subissent les détenus politiques sahraouis ainsi que leurs familles appelant l’Union Européenne (UE) à intervenir au plus vite pour mettre un terme à ces pratiques inhumaines contre la population du Sahara Occidental.


Il a également exhorté l’UE à « sauver » la vie des détenus politiques sujets à un mépris total et exposés à la menace d’une mort certaine ».

Le président de la République a mis en garde le président du CE contre la détérioration de la santé des détenus sahraouis qui souffrent de maladies chroniques suite aux complications de la grève entamée le 18 mars dernier par le groupe de Salé.

« Leurs revendications sont simples, claires, justes et légitimes. Ils appellent à mettre un terme à une situation illégale en demandant un procès juste après 5 mois de détention injuste ou leur libération immédiate et sans conditions » a ajouté M. Abdelaziz.

« 19 prisonniers sahraouis dans la prison marocaine de Tiznit observent depuis 11 jours déjà une grève de la faim illimitée en guise de solidarité avec leurs compagnons dans la prison de Salé pour le respect de leur dignité en tant que détenus politiques jetés dans les geôles marocaines pour leur positions et opinions en faveur de la cause sahraouie », a fait savoir le président sahraoui.

« L’indifférence et le mépris du gouvernement marocain face à l’état grave des détenus en grève dans ses prisons en dépit de la justesse de leurs revendications relève de pratiques gravissimes à inscrire dans le registre des violations de droits humains dont les plus élémentaires, le droit à la vie et le droit d’expression », a-t-il insisté. (SPS)

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