Plus de 500 personnes dénoncent "le crime contre l'humanité" au Sahara occidental

Bir Lehlu (territoires libérés), 03/04/2010 (SPS) Plus de 500 personnes solidaires avec la question sahraouie, venues de sept pays, ont exprimé « leur ferme condamnation » du silence international face au « mur de la honte » érigé par le Maroc au Sahara occidental, lors d’une manifestation qu’elles ont organisé devant ce rempart militaire.

Les participants à la manifestation « Colonne des 1.000 » dans la région de Mahbès ont appelé l’ONU à prendre « une position ferme » face au « crime contre l’Humanité » que représente le mur érigé par le Maroc au Sahara occidental.

Dans ce cadre, la représentante du Conseil de paix et de coopération au Portugal, Mme Isabelle Laurence -qui prend part à cette manifestation aux côtés d’un groupe composé de 17 membres et du groupe de soutien au peuple sahraoui « Portugal-Sahara occidental », a souligné la nécessité de « transmettre le message du peuple sahraoui à l’opinion publique portugaise ».

Elle a également indiqué que la dénonciation du mur marocain figurait parmi « les priorités du conseil portugais qui oeuvre à sensibiliser sur la question sahraouie ».

Pour sa part, l’espagnole Eva Caniola de Castille Leon s’est dite indignée de « l’indifférence du Maroc à l’égard des vies des citoyens sahraouis innocents », ajoutant que sa participation au sein d’un groupe composé de 12 membres visait à apporter appui et soutien au peuple sahraoui pour faire face au régime marocain.

Pour sa part, Chavi Lacruz de Catalogne a estimé que le gouvernement espagnol « est responsable des souffrances endurées au Sahara occidental », déplorant « la non adhésion de l’Espagne à la volonté de son peuple consistant à soutenir le peuple sahraoui pour le recouvrement de l’indépendance ».

Dans ce sens, Joseph Emery des Etats Unis a insisté sur la nécessité de « déployer davantage d’efforts » pour dénoncer le mur marocain, exprimant sa détermination à faire connaître la question sahraouie, et ce en collaboration avec les associations de la société civile ».

« Nous estimons au Mexique que la question du Sahara occidental est la notre vus les dénominateurs communs que nous partageons », a déclaré de son coté, la membre du collectif représentant le Mexique, Michelle Iturby, qui a fustigé le phénomène du mur qu’elle a qualifié de « crime qui mérite d’être condamné ».

Plusieurs personnalités italiennes ont également exprimé leur soutien à l’autodétermination du peuple sahraoui, mettant l’accent sur le rôle des instances internationales qui participent à l’organisation de « la colonne des 1000 » pour « éliminer le mur de la honte » érigé par le Maroc au Sahara occidental.

« Le mur de la honte » au Sahara occidental -le plus long dans le monde- s’étend sur une longueur de 2720 Km, divise le peuple sahraoui en deux régions (territoires libérés et occupés) et est entouré de fils barbelés et des millions de mines antipersonnelles. (SPS)

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