Plus d’un millier de personnes forment une chaîne humaine pour dénoncer le « mur de la honte »

Bir Lehlu (territoires libérés), 03/03/2010 (SPS) Plus d’un millier de personnes venues de plusieurs pays européens, dont l’Espagne, ont formé vendredi une immense chaîne humaine face à un tronçon du « mur de la honte », près de Mahbès (Sud-est) érigé par le Maroc au Sahara Occidental, pour demander le démantèlement de ce « symbole de la colonisation ».

En organisant cette initiative, connue sous le nom de la « Colonne des 1.000 » pour la troisième année consécutive, les organisateurs entendent « dénoncer de nouveau l’occupation marocaine du Sahara occidental et ce mur de la honte qui sépare le peuple sahraoui et qui symbolise la poursuite du conflit », expliquent les organisateurs.

« 34 ans se sont écoulés depuis que le Maroc a occupé par la force ce territoire, ouvrant ainsi un conflit qui continue sans aboutir à une solution juste et définitive, avec des familles sahraouies séparées : une partie demeure expulsée de sa terre vivant dans des conditions précaires dans des camps de réfugiés, et l’autre continue de souffrir des affres de l’occupation et de la répression marocaine », ajoutent-ils dans un communiqué.

« Ces familles vivent séparées par le mur de la honte, le plus long du monde avec plus de 2.500 Km, ses barbelés, ses millions de mines antipersonnel et une armée d’occupation derrière », a dénoncé la « Colonne des 1.000 », une initiative créée en 2008 par des étudiants de l’université Complutense de Madrid pour soutenir le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui.

Outre l’organisation d’une chaîne humaine pour revendiquer un « Sahara occidental sans murs et sans mines, libre et indépendant », les participants ont également procédé à la « construction du mur de la dignité, un mur d’espoir formé de 35 drapeaux sahraouis qui sera ouvert à tous et qui restera face au mur militarisé marocain ».

La manifestation a également compté avec la participation des 12 activistes sahraouis des droits humains venus des territoires occupés, au terme d’une visite dans les camps de réfugiés sahraoui qu’ils ont terminé vendredi et aussi avec les cyclistes participant à la course de solidarité de vélos qui a sillonné la partie est des territoires sahraouis libérés jusqu’à Tifariti, parallèlement avec ce rempart militaire. (SPS)

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