La Coopération espagnole identifie des actions dans le cadre du projet MASAR Eau d’Algérie

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Du 10 au 13 novembre a eu lieu la première mission d’identification d’actions dans le cadre du projet MASAR Eau en Algérie.

Le Programme d’accompagnement des processus de gouvernance démocratique dans le monde arabe (Programme Masar) a été lancé en 2012. MASAR soutient les processus démocratiques dans la région en contribuant à la modernisation et au renforcement des institutions et des acteurs clés dans le développement de l’État de droit, afin que les pouvoirs publics puissent répondre aux besoins de leurs sociétés. Ses activités sont axées sur des pays tels que la Tunisie, l’Égypte, la Libye, le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie, la Jordanie, le Liban, la Syrie et les territoires palestiniens.

Cet appui aux processus de changement démocratique dans ces pays passe par le transfert de connaissances et la formation des institutions, d’une part, et le renforcement des nouveaux acteurs de la société civile, de l’autre.

Dans le cadre du Cinquième Plan directeur de la Coopération espagnole, il est prévu une mise à jour de ce programme MASAR, avec la possibilité de l’étendre à d’autres types d’interventions non directement liées aux réformes politiques et sociales, comme la gestion de l’eau.

L’objectif général de ce programme MASAR-EAU est de contribuer à la gestion durable de l’eau dans la région. À cette fin, le programme poursuit trois objectifs spécifiques :

1 : Appuyer la gouvernance et la gestion intégrée de l’eau, en encourageant une gouvernance efficace fondée sur des institutions solides, en respectant le cycle hydrologique et en promouvant la responsabilité dans son utilisation appropriée.

2 : Améliorer et développer, de manière efficace et équitable, les services d’approvisionnement en eau et d’assainissement en tant qu’éléments essentiels du logement de base, en accordant une attention particulière aux groupes les plus vulnérables.

3 : Promouvoir l’utilisation efficace des ressources en eau dans l’agriculture en modernisant les systèmes d’irrigation afin de contribuer à la viabilité environnementale, économique et sociale des communautés.

Dans le cas de l’Algérie, le Ministère algérien des ressources en eau a choisi la réalimentation gérée des aquifères comme thème prioritaire à développer, qui serait incluse dans les points 1 et 3 de ce programme.

Afin de pouvoir identifier une action concrète, l’AECID a envoyé deux experts pour soutenir le ministère algérien dans l’identification.

Au préalable, le ministère de l’eau et plusieurs de ses agences (ANRH, AGIRE-ABH, ANBT) ont calculé la disponibilité en eau des réservoirs afin de pouvoir procéder à une recharge des aquifères, sur les sept réservoirs qui ont régulièrement des excédents dans le pays, ont choisi celui de Sekkak, parce qu’il se trouve dans l’une des zones ayant le plus grand potentiel agricole, en raison de la situation de surexploitation de l’aquifère et par l’incidence accrue du changement climatique sur la zone.

Au cours de la mission en Algérie, plusieurs réunions ont eu lieu avec le Ministère de l’eau, ses agences et représentants régionaux, ainsi qu’une visite dans la zone d’intérêt dans l’ouest du pays (wilaya de Tlemcen) où des représentants de l’association des agriculteurs et des utilisateurs de l’eau ont également été contactés.

Tout au long de la mission, les experts mis à disposition par l’AECID ont exposé en détail la thématique de la recharge gérée des aquifères, l’économie circulaire dans la réutilisation de l’eau, différentes performances de recharge auxquelles ils ont participé, et ils sont entrés dans le détail des dispositifs de recharge qui peuvent être les mieux adaptés au cas d’étude dans la zone sélectionnée de Tlemcen.

Le Ministère et l’OTC d’Alger et les experts ont défini la feuille de route pour l’obtention d’un document d’identification du projet de réalimentation gérée des aquifères à Tlemcen, en adoptant une approche multitâche, qui sera partagé avec les bénéficiaires locaux lors d’une restitution à la mi-février à la wilaya de Tlemcen.

Tags : Algérie, eau, environnement,

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