La fête du partenariat UE-Tunisie rassemble des milliers de jeunes

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Des milliers de jeunes tunisiens venus des différentes régions du pays ont envahi aujourd’hui la Ville de la Culture dans la capitale pour participer à « La parole aux jeunes », un événement de l’Union Européenne destiné à commémorer l’anniversaire du partenariat de la jeunesse avec la Tunisie et à montrer aux nouvelles générations les opportunités de développement et d’études supérieurs en Europe.

Il s’agit d’un événement organisé par la délégation de l’UE à Tunis en collaboration avec les différentes ambassades et centres culturels européens dans le but, aussi, d’échanger des expériences et de connaître de première main les aspirations et les frustrations des jeunes du seul pays où a survécu le dénommé « printemps arabe ».

« Nous avons voulu montrer au public tunisien, jeune et pas si jeune, les différentes opportunités que l’Union européenne offre actuellement à la jeunesse, Nous avons, par exemple, le programme Erasmus, qui vient avec les différentes universités espagnoles pour expliquer aux Tunisiens les programmes qui sont ouverts », a indiqué Maria Casado, diplomate de la délégation européenne en Tunisie.

« Nous avons aussi des programmes liés aux startups, à la coopération culturelle et à l’artisanat. Et des débats. L’idée est que les gens se promènent, parlent, s’expriment et que nous puissions un peu écouter et orienter en fonction des différents profils », a ajouté Marié, qui a mis en exergue l’esprit de « fête » et d’ouverture.

Dans le même sillage, les responsables du stand de la SEPIE, qui ont avoué être surpris « du nombre d’étudiants tunisiens qui demandent la possibilité d’étudier en Espagne. Et ils sont surpris d’apprendre que les universités espagnoles sont ouvertes à eux et qu’il y a déjà beaucoup d’étudiants du Maghreb et que les universités espagnoles offrent cette opportunité », ont-ils affirmé.

« Ce qui les intéresse le plus, ce sont les carrières scientifiques, les carrières d’ingénieur et l’apprentissage de l’espagnol. Nous avons parlé de l’importance des langues et de l’importance de la langue espagnole », a expliqué Juan José Gómez Boullosa, membre du département des relations internationales de l’Université de Huelva.

L’événement comprenait une vingtaine de débats, ateliers et activités culturelles, dont plusieurs concerts de musique traditionnelle et de rap, l’une des musiques les plus à la mode parmi les jeunes tunisiens, qui l’a adoptée comme hymne pendant la révolution qui, en janvier 2011, a mis fin à la longue dictature de Zinel Abedin Ben Ali et a ouvert une transition politique réussie.

L’évolution démocratique ne s’est toutefois pas accompagnée de la nécessaire transformation économique et sociale d’un pays qui souffre encore des mêmes carences qui ont conduit à la révolte : corruption systémique, croissance démographique, manque d’opportunités et chômage structurel des jeunes qui, selon des chiffres indépendants, atteint près de 30 % et qui a fait de la migration, régulière ou irrégulière, une des options préférées des jeunes tunisiens.

« J’aime ce genre d’activités. Ils nous permettent de voir que nous pouvons trouver une issue. J’adorerais voyager en Espagne pour étudier, et c’est pour ça que je suis venu. Et pour la fête, bien sûr », assure Samira, une jeune fille de la capitale, à la sortie du débat organisé par l’Agence Espagnole de Coopération Internationale et de Développement (AECID).

Tags : Union Européenne, Tunisie, études, formation, jeunesse,

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