Géopolitique : Comment le Maroc utilise les crises diplomatiques comme instrument de pression

Un rapport publié par un institut de recherche rattaché au ministère espagnol de la Défense met en lumière la stratégie marocaine au Sahara occidental et interroge la gestion récente de la frontière à Ceuta.L’Institut d’études stratégiques (IEEE), centre de recherche rattaché au ministère espagnol de la Défense, a publié mardi un chapitre très remarqué de son Panorama stratégique 2026. Révélé par le quotidien espagnol El Independiente, ce document s’appuie sur les analyses du professeur Miguel Hernando de Larramendi pour décrypter les ressorts de la diplomatie marocaine.Selon le chercheur, le Maroc recourt méthodiquement au déclenchement de crises diplomatiques avec ses partenaires traditionnels afin d’exercer une pression stratégique et d’obtenir des gains politiques précis.Une stratégie éprouvée face aux capitales européennesLe rapport ne se contente pas de théoriser cette approche : il dresse une chronologie factuelle des tensions récentes créées par Rabat face aux puissances européennes : * L’Allemagne en 2020 * L’Espagne en 2021 * La France en 2022Chacune de ces crises diplomatiques « fabriquées » visait le même objectif central : arracher à ces partenaires un soutien ferme au plan d’autonomie proposé par le Maroc pour le Sahara occidental.Pour illustrer ce mode d’action, le document rappelle notamment les événements de mai 2021, au cours desquels l’entrée soudaine à Ceuta de 9 000 citoyens marocains — dont 1 500 mineurs non accompagnés — visait explicitement à contraindre Madrid à infléchir sa position sur le dossier sahraoui.Les récents événements de Ceuta en questionEn posant cette grille de lecture analytique, le rapport soulève implicitement une interrogation majeure sur les tensions les plus récentes à la frontière espagnole.Que visait le Maroc le 29 juillet dernier, lorsque entre 70 000 et 85 000 personnes — selon les estimations des différentes sources espagnoles — ont franchi la frontière de Ceuta en l’espace de quelques heures depuis le territoire marocain ? Si le document de l’IEEE n’aborde pas directement cet événement, les grilles d’analyse qu’il fournit invitent à s’interroger sur les motivations sous-jacentes d’un tel épisode.> Pour lire la suite de cet article dans sa totalité, cliquez sur le lien ci-dessous :> 🔗 Lire l’article complet>

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