De la Casbah à Notre-Dame d’Afrique, en passant par la Grande Mosquée d’Alger, la capitale algérienne possède un patrimoine architectural et culturel qui attire l’attention des voyageurs internationaux. Le Courrier du Vietnam décrit Alger comme une ville encore préservée du tourisme de masse, où se mêlent héritages ottoman, européen et nord-africain.
À quelques pas de la Méditerranée, Alger présente un visage singulier. La capitale algérienne combine une histoire plurielle, une architecture marquée par plusieurs périodes et une situation géographique qui lui donne une identité particulière. Dans un reportage publié le 23 mai 2026, Le Courrier du Vietnam décrit la ville comme un « diamant » encore largement préservé, susceptible de trouver une nouvelle place sur la carte du tourisme international.
Avec ses quelque 1 200 kilomètres de côtes à l’échelle nationale, ses paysages allant du littoral aux montagnes et jusqu’au Sahara, l’Algérie dispose d’une diversité géographique importante. Pour le journal vietnamien, Alger constitue naturellement la porte d’entrée de cet ensemble, en concentrant une partie majeure de l’histoire et du patrimoine du pays.
La Casbah, mémoire vivante d’Alger
Parmi les lieux emblématiques de la capitale figure la Casbah d’Alger, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1992. Ses maisons blanches, ses ruelles étroites, ses escaliers et ses constructions anciennes témoignent de plusieurs siècles d’histoire.
Le Courrier du Vietnam rappelle notamment que la Casbah fut un centre politique important durant la période ottomane avant de devenir, au XXe siècle, l’un des lieux associés à la résistance algérienne pendant la guerre d’indépendance.
Le reportage insiste également sur le contraste entre l’ancienneté du quartier et la vie quotidienne qui continue de l’animer. Les portes colorées, les commerces, les marchés et les habitants donnent à cet ensemble historique une dimension vivante plutôt que celle d’un simple site touristique.
Cette combinaison entre patrimoine architectural et vie locale constitue précisément l’un des éléments qui peuvent renforcer l’attractivité d’Alger auprès des visiteurs à la recherche d’expériences culturelles.
Une ville façonnée par plusieurs héritages
L’identité d’Alger repose aussi sur la coexistence de différentes influences architecturales et culturelles.
Le reportage évoque notamment les traces de la période ottomane, les constructions de l’époque coloniale française ainsi que les formes contemporaines qui transforment progressivement le paysage urbain. Cette superposition historique donne à la capitale une physionomie particulière, entre Méditerranée, Afrique du Nord et héritage européen.
La basilique Notre-Dame d’Afrique, située sur les hauteurs de la ville, constitue l’un des exemples les plus visibles de cette diversité architecturale. Construite au XIXe siècle, elle domine la baie et offre un point de vue panoramique sur Alger et la Méditerranée.
Djamaa El-Djazaïr, symbole d’une Alger contemporaine
À cette architecture historique s’ajoute désormais un patrimoine monumental contemporain.
La Grande Mosquée d’Alger, ou Djamaa El-Djazaïr, est présentée par le Courrier du Vietnam comme l’un des nouveaux symboles de la capitale. Installée face à la mer, elle se distingue notamment par son immense minaret et par une architecture monumentale qui tranche avec les ruelles de la Casbah.
Le site offre également un point d’observation spectaculaire sur la capitale. Depuis les hauteurs du minaret, le visiteur peut embrasser une grande partie de la baie et observer l’évolution de la ville entre quartiers historiques, grands axes urbains et nouveaux aménagements.
Le tourisme, un secteur appelé à prendre une nouvelle dimension
Le reportage du Courrier du Vietnam intervient dans un contexte où l’Algérie cherche à mieux valoriser son potentiel touristique. La tenue du Salon international du tourisme et des voyages (SITEV) 2026 à Alger illustre cette volonté de renforcer la visibilité internationale de la destination.
L’enjeu ne concerne pas uniquement la capitale. Alger peut constituer une porte d’entrée vers d’autres régions du pays : les villes historiques de l’intérieur, les paysages méditerranéens, les massifs montagneux et les vastes territoires sahariens.
Cette diversité constitue l’un des principaux atouts de l’Algérie pour développer un tourisme davantage fondé sur le patrimoine, la culture, les paysages et les expériences locales.
Une capitale entre mémoire et modernité
L’image qui ressort du reportage est celle d’une ville qui n’a pas besoin d’effacer son passé pour se tourner vers l’avenir.
La blancheur des façades dominant la baie, les ruelles de la Casbah, les édifices religieux, les cafés, les marchés et les infrastructures modernes composent un paysage urbain où plusieurs époques se côtoient.
Pour Le Courrier du Vietnam, cette authenticité constitue précisément l’un des éléments qui pourraient permettre à Alger de se distinguer des destinations méditerranéennes déjà fortement standardisées.
À travers ce regard extérieur, la capitale algérienne apparaît ainsi comme une destination dont le potentiel repose moins sur une transformation spectaculaire que sur la valorisation d’un patrimoine déjà présent : une ville méditerranéenne à l’identité complexe, située entre histoire, culture et ouverture progressive au tourisme international.
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