Algérie : El Djeïch place la mémoire de la Révolution au cœur de la consolidation de « l’Algérie nouvelle »

À l’occasion du 64e anniversaire de l’indépendance, la revue El Djeïch consacre son éditorial aux liens entre la mémoire de la Révolution algérienne, la souveraineté nationale et les orientations actuelles de l’État. La publication militaire met en avant les valeurs de sacrifice, de résistance, d’unité et de cohésion nationale comme références de la construction de « l’Algérie nouvelle ».

Dans son dernier numéro, la revue El Djeïch revient sur le 5 juillet 1962 et sur la portée historique de l’indépendance algérienne. Selon l’Algérie Presse Service (APS), l’éditorial estime que la consolidation des fondements de l’Algérie actuelle s’inscrit dans la continuité des « hauts faits glorieux » et des victoires attribuées à la Révolution libératrice.

Le 5 juillet 1962 comme référence historique

Publié à l’occasion du 64e anniversaire de l’indépendance, l’éditorial rappelle les sacrifices consentis durant la guerre d’indépendance et présente le recouvrement de la souveraineté nationale comme un élément central de la mémoire collective algérienne.

La revue insiste notamment sur les notions de sacrifice, de résistance et d’unité, qu’elle présente comme des valeurs devant continuer à inspirer la société algérienne.

L’APS rapporte que El Djeïch considère cette mémoire historique comme un héritage devant être préservé et transmis aux générations futures.

De la mémoire de la Révolution à la souveraineté

L’éditorial établit un lien direct entre les sacrifices de la génération de l’indépendance et les enjeux contemporains de souveraineté.

Selon El Djeïch, la consolidation de l’indépendance dans ses différentes dimensions nécessite notamment le renforcement des capacités politiques, économiques, sociales et sécuritaires du pays.

La revue cite également plusieurs priorités présentées comme essentielles à la consolidation de la souveraineté : développement des infrastructures, économie productive, sécurité hydrique, alimentaire et énergétique, ainsi que développement du numérique.

Cette approche inscrit donc la notion de souveraineté dans un cadre qui dépasse la seule dimension militaire pour englober l’économie et les infrastructures stratégiques.

L’« Algérie nouvelle » dans le discours officiel

L’éditorial reprend également l’expression « Algérie nouvelle », régulièrement utilisée dans le discours institutionnel algérien.

La revue rapporte à ce sujet un message du président Abdelmadjid Tebboune à l’occasion de la fête de l’Indépendance. Celui-ci met en avant la fidélité à la mémoire des martyrs, la poursuite du développement et la consolidation des orientations souveraines du pays.

El Djeïch présente ainsi les réalisations économiques et infrastructurelles revendiquées par les autorités comme une prolongation contemporaine de l’objectif de souveraineté nationale.

L’ANP revendique la continuité historique

Une partie importante de l’éditorial est consacrée à l’Armée nationale populaire (ANP), présentée comme l’héritière de l’Armée de libération nationale.

La revue souligne que l’institution militaire continue, selon elle, à exercer ses missions constitutionnelles dans le but de préserver l’intégrité territoriale, la sécurité et la stabilité du pays.

L’éditorial reprend également des propos du général d’armée Saïd Chanegriha, chef d’état-major de l’ANP, prononcés lors de la cérémonie annuelle de remise de grades et de médailles.

Dans son intervention, rapportée par El Djeïch et l’APS, Chanegriha présente la mémoire de la Révolution du 1er Novembre et les sacrifices des martyrs comme des références pour l’armée dans l’accomplissement de ses missions.

Mobilisation nationale et cohésion

Au-delà de la dimension historique, le message de la revue insiste sur la mobilisation collective.

Selon El Djeïch, la consolidation de l’indépendance et le renforcement de la souveraineté nécessitent la participation de l’ensemble des forces vives du pays. La publication associe cette mobilisation à la cohésion nationale et à la préservation des acquis issus de l’indépendance.

Cette conception fait de la mémoire historique non seulement un objet commémoratif, mais également une référence dans le discours institutionnel sur les défis contemporains.

Une lecture de l’histoire au service des enjeux actuels

L’éditorial de El Djeïch établit ainsi une continuité entre trois périodes : la lutte anticoloniale, la construction de l’État indépendant et le projet actuel d’« Algérie nouvelle ».

Dans cette lecture, les valeurs associées à la Révolution — sacrifice, résistance, unité et cohésion — doivent continuer à structurer la consolidation de l’État et sa capacité à faire face aux défis économiques, sécuritaires et stratégiques.

L’APS souligne que la revue présente les progrès réalisés ces dernières années comme faisant partie d’un processus plus large de consolidation de la souveraineté nationale.

La mémoire comme élément central du récit national

À travers cet éditorial, El Djeïch réaffirme donc la place centrale de la mémoire de la guerre d’indépendance dans le récit institutionnel algérien.

Soixante-quatre ans après le recouvrement de l’indépendance, la Révolution demeure ainsi mobilisée dans le discours officiel comme une référence historique, mais également comme un cadre de lecture des enjeux contemporains liés à la souveraineté, à la sécurité et au développement.

#Algérie #ElDjeïch #colonisation_française #Algérie_mémoire

Visited 1 times, 1 visit(s) today

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*