Dans un entretien accordé aux médias nationaux et relayé par Algérie360, le président algérien Abdelmadjid Tebboune s’est exprimé avec fermeté sur la gestion de la politique des visas par la France. Réagissant aux restrictions et aux pressions politiques entourant ce dossier, le chef de l’État a réaffirmé la posture de dignité et d’indépendance de son pays face à Paris.
1. Un rejet catégorique du « chantage » aux visas
Le président algérien a vivement critiqué l’utilisation de la délivrance des visas comme moyen d’influence ou de pression politique sur Alger :
- Dignité nationale : En affirmant que « l’Algérie ne fera jamais la manche », Abdelmadjid Tebboune a tenu à souligner que l’octroi de visas ne doit pas être perçu comme une faveur accordée par la France, mais comme une procédure réglementée par des accords bilatéraux.
- Libre circulation des personnes : Le chef de l’État a rappelé que les flux humains entre les deux rives reposent sur des cadres juridiques précis, notamment l’accord franco-algérien de 1968, qui régit l’entrée, le séjour et le travail des ressortissants algériens en France.
2. Réciprocité et souveraineté diplomatique
La prise de position présidentielle s’inscrit dans une logique de fermeté diplomatique face aux mesures restrictives adoptées ou menacées par les autorités françaises :
- Le principe de réciprocité : L’Algérie entend appliquer une stricte réciprocité dans le traitement des dossiers consulaires si les conditions d’obtention de visas pour ses citoyens continuent de se durcir de manière injustifiée.
- Conséquences économiques et humaines : Tebboune a dénoncé l’impact des réductions de quotas de visas sur les familles, les étudiants, les hommes d’affaires et la communauté médicale, des acteurs clés des échanges bilatéraux.
3. Un climat de tensions récurrentes entre Alger et Paris
Cette sortie médiatique intervient dans un contexte de crispations diplomatiques persistantes entre la France et l’Algérie :
- Incompréhensions croisées : Les désaccords sur les dossiers mémoriels, le contrôle des flux migratoires et l’obligation de quitter le territoire français (OQTF) entretiennent un climat d’instabilité dans les relations bilatérales.
- Diversification des partenariats : En affichant sa fermeté sur la question des visas, Alger signale également sa volonté d’approfondir ses relations avec d’autres partenaires internationaux, réduisant ainsi sa dépendance historique vis-à-vis de la France.
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