La Tunisie vient de connaître un mois d’août exceptionnellement chaud. Selon le bulletin climatique de l’Institut national de la météorologie (INM), août 2026 est devenu le mois d’août le plus chaud enregistré dans le pays depuis 1950, avec une température moyenne nationale de 32,3 °C. Les précipitations ont, dans le même temps, enregistré un déficit de plus de 47 %.
Le mois d’août 2026 restera comme une période climatique particulièrement remarquable en Tunisie. D’après les données de l’Institut national de la météorologie (INM), rapportées par La Presse, la température moyenne nationale a atteint 32,3 °C, soit 3,4 °C de plus que la normale climatique, établie à 28,9 °C.
Ce niveau place août 2026 au premier rang des mois d’août les plus chauds enregistrés en Tunisie depuis 1950, selon l’INM.
Une chaleur particulièrement intense durant la seconde moitié du mois
L’épisode de chaleur s’est surtout renforcé à partir de la troisième semaine d’août et s’est prolongé jusqu’à la fin du mois.
Selon l’INM, les vagues de chaleur ont concerné une grande partie du territoire. Elles se sont caractérisées par leur étendue géographique, leur durée et leur intensité thermique, souligne La Presse.
Les températures maximales moyennes ont présenté d’importants écarts selon les régions. Elles sont allées de 32,9 °C à Mahdia jusqu’à 43,5 °C à Tozeur.
À l’échelle nationale, la température maximale moyenne s’est établie à 39 °C, contre une moyenne de référence de 35,3 °C, soit une différence de +3,7 °C.
Les températures nocturnes ont elles aussi atteint des niveaux élevés. Les minimales moyennes ont varié entre 20,6 °C au Kef et 30,5 °C à Tozeur. La moyenne nationale des températures minimales a atteint 25,5 °C, soit trois degrés de plus que la normale de référence.
Un déficit pluviométrique de 47,3 %
La chaleur exceptionnelle s’est accompagnée d’une pluviométrie nettement inférieure aux normales.
Les 26 stations principales prises en compte par l’INM ont enregistré en août un cumul de 168,7 millimètres, contre une normale climatique de 320,4 millimètres.
Le déficit atteint ainsi environ 47,3 %.
La répartition des précipitations a toutefois été très inégale selon les régions.
Les cumuls les plus importants ont notamment été enregistrés à Thala (42 mm), Kasserine (39,8 mm) et Siliana (29,3 mm). Certaines de ces valeurs ont dépassé les normales mensuelles locales.
À l’inverse, plusieurs régions ont connu des précipitations nulles ou presque inexistantes. L’INM a notamment relevé 0 mm à Bizerte, Tunis et Gafsa, ainsi que seulement 0,2 mm à Tabarka et Sfax et 0,4 mm à Mahdia.
Des vents parfois très violents
Le mois d’août a également été marqué par plusieurs épisodes venteux.
La vitesse maximale enregistrée par les stations météorologiques a atteint 136,8 km/h à Thala. Elle a également dépassé 100 km/h à Jendouba, où 100,8 km/h ont été relevés.
Siliana a enregistré 97,2 km/h, Kairouan 93,6 km/h, tandis que Le Kef et Monastir ont atteint 90 km/h.
Plusieurs stations ont par ailleurs enregistré des vents dépassant les 60 km/h avec une fréquence importante dans les régions du Centre et du Centre-Ouest. Thala a comptabilisé neuf jours concernés, devant Siliana avec sept jours, Kairouan avec six et Jendouba avec quatre.
Un été marqué par des épisodes de chaleur répétés
Pour l’INM, les conditions observées en août ne constituent pas un épisode isolé, mais s’inscrivent dans une séquence estivale particulièrement chaude, marquée par la persistance de plusieurs vagues de chaleur.
Les données publiées par La Presse montrent ainsi la combinaison de plusieurs phénomènes : températures moyennes exceptionnellement élevées, nuits plus chaudes que les normales, déficit pluviométrique important et épisodes de vents violents.
Cette situation constitue un indicateur important pour le suivi climatique du pays, alors que la Tunisie demeure particulièrement exposée aux épisodes de chaleur et aux déficits pluviométriques.
Des conséquences pour les ressources en eau
Le déficit de précipitations enregistré en août intervient également dans un contexte où la disponibilité de l’eau constitue un enjeu majeur pour la Tunisie.
Avec des précipitations inférieures de près de moitié à la normale au cours du mois, les conditions météorologiques ont contribué à accentuer la pression sur les ressources hydriques, notamment dans les régions ayant connu des températures très élevées et des précipitations faibles ou nulles.
Les données de l’INM ne permettent toutefois pas, à elles seules, de mesurer l’impact global de cette situation sur les réserves hydriques nationales. Elles constituent avant tout un bilan météorologique du mois écoulé.
Selon l’INM, août 2026 établit néanmoins un nouveau record depuis 1950 pour la chaleur observée au cours d’un mois d’août en Tunisie, faisant de cet épisode l’un des principaux faits climatiques de l’été 2026.
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