Vingt-et-un migrants marocains ont été identifiés à Ceuta après un incident au cours duquel une patrouille militaire et des agents de la Guardia Civil ont été visés par des jets de pierres. Les intéressés ont finalement regagné volontairement le Maroc, selon les autorités espagnoles citées par plusieurs médias.
Un incident impliquant des migrants marocains a de nouveau attiré l’attention sur la situation tendue à Ceuta, quelques semaines après l’arrivée massive de migrants dans l’enclave espagnole. Dans une publication consacrée à l’affaire, BFMTV rapporte que 21 migrants ont été renvoyés au Maroc après avoir été impliqués dans des jets de pierres visant des militaires espagnols.
Les faits se sont déroulés dans la soirée du samedi 5 septembre, dans le secteur de la plage d’El Trampolín, une zone où plusieurs centaines de migrants se sont installés après les arrivées massives enregistrées les 30 et 31 juillet.
Une patrouille militaire prise pour cible
Selon les informations communiquées par les autorités espagnoles, une patrouille militaire effectuait des missions de surveillance lorsque les militaires ont été pris à partie par des jets de pierres.
L’alerte aurait été donnée par le régiment militaire numéro 7 de Ceuta. La Guardia Civil est ensuite intervenue afin d’identifier les personnes impliquées. RTVE rapporte que 21 migrants marocains ont ainsi été identifiés à la suite de l’incident.
D’après les sources citées par BFMTV, les migrants concernés ont été renvoyés au Maroc après les faits. Les informations disponibles auprès des autorités espagnoles précisent toutefois qu’ils ont choisi de rentrer volontairement dans leur pays.
Selon Europa Press, les 21 personnes ont eu le choix entre retourner volontairement au Maroc ou comparaître devant la justice afin de faire une déclaration. Tous ont opté pour le retour volontaire, les autorités indiquant qu’ils ne disposaient pas d’antécédents judiciaires.
Aucun blessé ni dégât matériel
L’incident n’a pas fait de victimes. Les autorités espagnoles indiquent qu’aucun militaire ou agent de la Guardia Civil n’a été blessé et qu’aucun dégât matériel n’a été constaté.
El País confirme que les jets de pierres n’ont provoqué ni blessure ni dommage matériel. Le quotidien espagnol situe également les faits à proximité de la plage d’El Trampolín, devenue l’un des principaux lieux de regroupement de migrants à la suite de la crise de juillet.
L’affaire intervient dans un contexte particulièrement sensible pour les forces de sécurité espagnoles présentes dans l’enclave. Depuis les arrivées massives de la fin juillet, plusieurs zones de Ceuta accueillent des groupes importants de migrants dans des conditions précaires.
Un troisième incident en quelques jours
Selon Europa Press, l’Association de troupe et de marinerie espagnole (ATME) a dénoncé l’incident et affirmé qu’il s’agissait du troisième épisode de ce type en l’espace de dix jours.
L’organisation professionnelle militaire a demandé que les membres des forces armées bénéficient d’une reconnaissance accrue de leur statut d’agents de l’autorité lorsqu’ils effectuent des missions de surveillance. Cette demande relève de la position de l’association et ne constitue pas une décision des autorités espagnoles.
La Guardia Civil, pour sa part, a confirmé les circonstances générales de l’intervention et le retour volontaire des 21 migrants au Maroc.
Un nouvel épisode dans la crise de Ceuta
Cet incident survient quelques semaines après la crise migratoire majeure des 30 et 31 juillet, au cours de laquelle des dizaines de milliers de personnes ont tenté d’entrer dans Ceuta depuis le territoire marocain.
Depuis cette crise, les autorités espagnoles ont renforcé la surveillance de plusieurs secteurs de l’enclave, tandis que la présence de migrants dans certains campements informels continue de susciter des tensions locales.
La nouvelle affaire rapportée par BFMTV illustre ainsi les difficultés auxquelles sont confrontées les forces de sécurité et les militaires chargés de surveiller certains secteurs de Ceuta.
Elle intervient également alors que les débats sur les responsabilités liées à la crise de juillet se poursuivent en Espagne. L’épisode des jets de pierres constitue toutefois un événement distinct, qui n’établit pas à lui seul de lien avec les circonstances de l’arrivée massive de migrants de juillet.
Selon les éléments communiqués par les autorités espagnoles, les 21 personnes identifiées ont finalement regagné le Maroc de leur plein gré et l’incident s’est terminé sans blessé ni dommage matériel.
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