NATIONS UNIES, NEW YORK — Devant l’Assemblée générale des Nations Unies, le président français Emmanuel Macron a prononcé un discours d’une fermeté inédite face à la dégradation de la situation dans les territoires palestiniens. Qualifiant la passivité internationale d’inacceptable face à la tragédie humanitaire en cours, le chef de l’État a interpellé directement ses pairs sur la crédibilité des institutions internationales et sur la responsabilité collective des chefs d’État.Un appel direct contre la passivité internationale
Revenant sur les engagements passés et sur l’effort de reconnaissance diplomatique mené par une partie de la communauté internationale, le président français a balayé les critiques d’inefficacité pour dresser un constat brutal :> « Il y a un an, ici même, nous étions une douzaine d’États à reconnaître la Palestine. J’entends le cynisme de certains : « Reconnaissance de papier, regardez la réalité ! » Mais quelle est notre crédibilité si nous continuons de rester inactifs face à Gaza ? »>
Dénonçant les discours lénifiants qui masquent l’absence de progrès sur le terrain, Emmanuel Macron a vivement fustigé l’autosatisfaction de certains acteurs régionaux et internationaux, rappelant que les voies humanitaires restent tragiquement bloquées :>
« Certains se flattent d’une paix prétendue ! Mais cette paix n’a pas rouvert une seule seconde les voies humanitaires. Devons-nous contempler ce spectacle qui nous fait honte à tous ? Jamais ! »> Inquiétudes vives sur la Cisjordanie et avertissement stratégiqueAu-delà de la situation critique à Gaza, le chef de l’État a tenu à braquer les projecteurs sur l’escalade des tensions en Cisjordanie occupée, remettant en cause la rhétorique sécuritaire employée pour justifier les opérations militaires dans cette région :>
« Regardez ce qui se passe en Cisjordanie ! Au nom de quoi ? Le Hamas n’a jamais sévi en Cisjordanie ! »> Pour conclure son intervention, Emmanuel Macron a adressé un avertissement solennel sur la doctrine de sécurité israélienne et ses conséquences pour la stabilité régionale globale. Selon lui, la recherche de la sécurité ne peut se faire au détriment du droit international et du respect des frontières :>
« Tous ceux qui prétendent que la sécurité d’Israël passe par la violation de la souveraineté de tous ses voisins font une erreur funeste ! »>
Ce discours, salué par de nombreuses délégations tout en suscitant de vives réactions diplomatiques, marque une volonté de la France de recentrer les débats de l’ONU sur l’urgence humanitaire et le respect du droit international au Proche-Orient.
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