Le maire de Tanger, Mounir Limouri, a été placé en garde à vue dans le cadre d’une enquête portant sur des soupçons d’irrégularités lors des élections législatives du 23 septembre. Plusieurs personnes ont déjà été interpellées dans cette affaire.
Le scrutin législatif du 23 septembre continue de susciter des interrogations à Tanger. Le maire de la ville et président de son conseil communal, Mounir Limouri, a été placé en garde à vue lundi 28 septembre dans le cadre d’une enquête judiciaire portant sur de possibles irrégularités électorales.
Selon les informations rapportées par H24info, Limouri, élu sous les couleurs du Parti authenticité et modernité (PAM), a été interpellé lundi matin à l’aéroport Tanger-Ibn Battouta à son retour de Malaga. Il faisait l’objet d’un mandat de recherche.
Le responsable politique a été entendu pendant plus de sept heures au siège de la préfecture de police de Tanger avant que le procureur général du Roi près la Cour d’appel de Tanger ne décide son placement en garde à vue. D’après H24info, Limouri affirme que son déplacement en Espagne était lié à des raisons professionnelles et conteste toute volonté de se soustraire aux investigations.
Des bulletins de vote au cœur de l’enquête
L’affaire a débuté le jour du scrutin avec l’arrestation d’un individu retrouvé en possession d’un sac contenant des bulletins de vote dans une école du quartier de Casabarata, à Tanger.
Les investigations préliminaires ont ensuite conduit à l’interpellation de cinq autres personnes. Parmi elles figurent les présidents de deux bureaux de vote, leurs deux suppléants ainsi qu’un autre suspect.
Selon le parquet, quatre de ces personnes ont été présentées devant le parquet général samedi, tandis que les investigations se poursuivent concernant le cinquième suspect.
Une commission d’inspection dépêchée par le ministère de l’Intérieur
Parallèlement à la procédure judiciaire, le ministère marocain de l’Intérieur a envoyé une commission d’inspection centrale à Tanger afin d’examiner les circonstances entourant les irrégularités signalées dans deux bureaux de vote de la circonscription de Tanger-Assilah.
Cette commission doit notamment examiner les données et les éléments liés aux faits signalés afin de déterminer précisément les circonstances dans lesquelles ils se sont produits.
À l’issue de ses investigations, le ministère de l’Intérieur indique qu’il prendra les mesures administratives nécessaires afin d’établir les éventuelles responsabilités légales.
Une enquête encore en cours
Le placement en garde à vue de Mounir Limouri intervient donc dans une procédure qui concerne plusieurs personnes et dont les responsabilités restent à déterminer.
À ce stade, les faits évoqués constituent des soupçons faisant l’objet d’investigations judiciaires et administratives. L’enquête devra notamment établir le rôle éventuel des différentes personnes interpellées et déterminer l’ampleur des irrégularités présumées.
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