D’où vient Fatima Ezzahra El Mansouri la nouvelle première ministre choisie par le roi du Maroc

Fatima Ezzahra El Mansouri, Maroc
Bon courage aux marocains , parce que rien ne va changer avec Fatima Ezzahra El Mansouri.

Fatima Ezzahra El Mansouri ne sort pas du peuple. Elle sort d’une famille de notables de Marrakech, ancrée dans les Rhamna et dans l’appareil d’État depuis des générations. Son père, Abderrahmane El Mansouri a été pacha de Marrakech, puis ambassadeur du Maroc aux Émirats arabes unis. Il est mort le jour même où sa fille accédait à la mairie. El Himma est venu aux funérailles et lui a dit “c’est le moment, il faut y aller”

Ce n’est pas un détail romanesque : c’est le passage de témoin d’une famille déjà installée dans le pouvoir local vers une fille que le système hisse ensuite plus haut.

Son oncle maternel est le colonel Abdallah Mansouri.
Elle est la petite-fille d’Ahmed Mansouri, associé à l’époque du Protectorat à Caïd Ayadi, allié de la France, et au pacha Thami El Glaoui, contre des Marocains qui résistaient à la colonisation.

Dans cette histoire, le camp est clair. Aider El Glaoui et un caïd lié à la France contre la résistance, c’est se placer du côté de l’ordre colonial.
Pour beaucoup, cela a un nom : trahison.

Le Desk a enquêté sur les liens de cette famille avec l’héritage des El Glaoui à Marrakech. C’est une généalogie d’élite locale.
Cela explique son ancrage dans l’appareil d’État. On ne « découvre » pas une femme comme elle. On la promeut.

Elle vient aussi du cercle de Fouad Ali El Himma. El Himma n’est pas un militant de quartier. C’est l’ami d’enfance et le conseiller du roi du Maroc. C’est lui qui a fondé le PAM, le parti qui l’a portée. Un membre de sa famille est marié à la sœur d’El Himma.

Autrement dit : elle n’est pas seulement dans le parti du Palais. Elle est dans la famille politique, et par alliance dans le réseau, de l’homme qui a construit cette machine.

Sur Israël, inutile de jouer les naïfs. Elle est dans l’orbite du roi. André Azoulay est le conseiller royal qui incarne depuis des années la ligne d’ouverture vers la communauté juive et vers Israël. On ne peut pas être proche du roi et loin d’Azoulay. C’est le même appareil, la même doctrine, la même diplomatie.
El Mansouri s’inscrit dans cette ligne : pro-normalisation, alignée sur la politique officielle envers Israël.

Sa relation avec la communauté juive de Marrakech n’est pas un secret. Jackie Kadosh, responsable de cette communauté, l’a dit clairement à Ynet : « Elle a grandi avec nous. » Il a raconté avoir amené plusieurs délégations chez elle quand elle était maire, et qu’ils y étaient comme chez eux.
Il a ajouté qu’à Yom Kippour, elle lui avait dit : « Jackie, n’oublie pas de me bénir. »

Kadosh estime qu’elle fera un travail sérieux, qu’elle suivra l’agenda du roi et qu’elle ne cédera pas à l’islamisme.

Le signal le plus net est venu de l’extérieur. Dès sa nomination, le président israélien Isaac Herzog l’a félicitée sur X, au nom de l’État d’Israël.
Elle est donc adoubée par Israël
C’est la reconnaissance, par Tel-Aviv, d’une figure jugée fiable pour la continuité de la normalisation.

Voilà d’où elle vient.
D’une lignée : pachalik, Protectorat, El Glaoui, Palais, El Himma, Azoulay, communauté juive de Marrakech, félicitations d’Herzog.

Une femme du makhzen, élevée dans ses réseaux, alignée sur sa politique.

Bon courage aux marocains , parce que rien ne va changer avec elle

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#Maroc #Fatima_Ezzahra_ElMansouri #Makhzen

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