Le poisson de la flotte galicienne pourrit au milieu du Sahara après plusieurs jours de blocage

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La flotte rencontre aujourd’hui le ministre mauritanien de la pêche et l’UE pour tenter de débloquer la situation

Après huit jours de blocage, à la frontière de sortie de la Mauritanie, où plusieurs groupes de personnes ayant des revendications indéfinies empêchent le passage à des dizaines de camions, des tonnes de merlu noir et de pigeon qui étaient fraîches se sont pourries à l’intérieur des remorques. «Cette cargaison doit être détruite», note l’armatrice Maria José de Pazo, qui indique qu’après le temps écoulé, elle ne sert plus à rien, même pas à la fabrication de farine.

«Nous leur demandons de patienter, que l’embouteillage va bientôt être finir, mais après plusieurs, ils sont fatigués de travailler dans ces conditions». «Nous ne savons plus quoi faire», dit De pazo.

Réunion finale

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Celle-ci, comme les onze autres armateurs, trois ont déjà amarré les bateaux, place ses derniers espoirs dans la réunion qu’ils tiendront aujourd’hui avec le ministre mauritanien de la pêche, le personnel de l’ambassade espagnole et des représentants de la Commission européenne. L’intention, selon les intéressés, est de «demander l’abrogation du débarquement obligatoire dans les ports mauritaniens» et de permettre aux bateaux de se rendre dans d’autres ports, comme celui de Dakhla, pour éviter le passage par route.

où sont commercialisés respectivement le merlu noir et le pigeonnier. Mais dans le sens Nouakchott, il y a aussi des problèmes. Plusieurs bateaux sont déjà à quai dans le port de Nuadibu en attendant que les camions puissent arriver avec des caisses vides pour pouvoir expédier le poisson sur leurs marchés. Et au milieu, au cœur de l’embouteillage, la question est tendue aussi. Les transporteurs sont fatigués d’être «allongés au milieu du désert sine die», sans savoir quand les insurgés lèveront le passage à la frontière et pourront continuer à circuler. «Les chauffeurs ne veulent plus faire cette traversée», souligne l’armatrice marinense. En outre, rester là-bas est dangereux. La nuit, ils essaient de les voler, et les transporteurs doivent faire des gardes pour les éviter. «Nous leur demandons de tenir bon, que l’embouteillage va bientôt être résolu, mais il y a déjà de nombreux jours et ils en ont assez de travailler dans ces conditions». «Nous ne savons plus quoi faire», dit De pazo.

De pazo espère que les autorités sauront bien expliquer l’ampleur des enjeux et combien il est impératif pour la flotte d’obtenir cette autorisation. Une licence que, selon des sources diplomatiques mauritaniennes, des représentants du secteur seraient en mesure d’accorder. A cela s’ajoute que les autorités marocaines ont également compromis leur autorisation pour que les navires débarquent à Dakhla, il ne devrait pas y avoir de problème pour enlever les obstacles qui font maintenant que le poisson pourrisse au milieu du désert. Dans ces conditions, les armateurs espèrent que le problème pourra être résolu aujourd’hui et que les navires qui sont actuellement à quai se rendront dans les ports marocains.

Tags : Mauritanie, Maroc, poisson, pêche, UE, Espagne, Galice,

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