Étiquette : Sahara Occidental

  • Maroc : Le calme qui précède la tempête après le départ de Brahim Ghali

    Rabat reste silencieux après le départ de Brahim Ghali d’Espagne

    Javier Otazu

    Rabat, 02 juin (EFE) – Le gouvernement marocain reste silencieux quelques heures après avoir appris que le leader du Front Polisario, Brahim Ghali, a quitté l’Espagne hier à bord d’un avion qui l’a emmené en Algérie, une action dont le Maroc a été informé hier soir par voie diplomatique.

    Ghali, 71 ans, a quitté la ville espagnole de Pampelune vers 1h30 (11h30 GMT) à bord d’un avion civil français affrété par l’Algérie, principal soutien de la cause sahraouie, et a atterri deux heures plus tard sur un aéroport militaire algérien d’où il a été transféré dans un centre médical pour poursuivre le traitement des séquelles causées par le covid-19, ont indiqué à Efe des sources du Polisario à Alger.

    Le Maroc s’était publiquement plaint au gouvernement espagnol de « l’opacité » qui avait entouré l’arrivée de Ghali en Espagne le 17 avril pour être traité pour un cas grave de covid-19 dans un hôpital de Logroño, et son ambassadrice à Madrid, Karima Benyaich, avait averti que, si Ghali sortait comme il était entré, cela signifiait que l’Espagne optait pour « une dégradation des relations ».

    Son patron, le ministre marocain des affaires étrangères, Naser Burita, a exprimé la même opinion lorsqu’il a déclaré le 20 mai que son pays n’accepterait pas « la ruse pour trouver une issue (à Ghali) ».

    Enfin, le gouvernement espagnol, que cet incident a placé dans la pire crise avec le Maroc depuis 2002 (date de l’invasion de l’île de Perejil), a choisi d’informer le Maroc « par les canaux diplomatiques correspondants » du départ de Ghali, sans que la diplomatie marocaine ne se soit prononcée publiquement, et ce après deux semaines de production sans précédent de communiqués et d’interviews.

    Une autre des « conditions » posées par le Maroc pour faire baisser la tension bilatérale était que la justice espagnole agisse contre Ghali, et le ministre Bourita a pris le soin de rappeler dans cette interview que « les pressions diplomatiques sur la justice espagnole ne doivent pas être autorisées », en référence à l’Algérie, pays qu’il a ensuite mentionné.

    À cet égard, le juge Santiago Pedraz de l’Audience nationale a interrogé hier Ghali, toujours en convalescence à l’hôpital San Pedro de Logroño, mais n’a pas décrété à son encontre de mesures conservatoires telles que le retrait du passeport ou l’assignation à la surveillance du domicile, considérant qu’il n’existe pas de « risque de fuite » ni d’ »éléments même indicatifs » permettant de le croire « responsable d’un quelconque délit ».

    Cette première ordonnance du juge, qui est une douche froide pour les accusations, n’a pas été officiellement commentée au Maroc, sauf par l’agence officielle MAP, qui a consacré hier soir un long article à ce qu’elle a appelé « une parodie de Justice » (l’espagnole).

    L’article va jusqu’à définir ce qui s’est passé hier lors de la comparution de Ghali comme « une audience expéditive pour des accusations dignes du procès de Nuremberg, sans aucune attention aux victimes de la part du ministère public ou du juge de l’Audiencia Nacional ».

    Il n’y a pas eu non plus de réaction officielle marocaine à la clarification par les Etats-Unis que leurs manoeuvres militaires, connues sous le nom d’African Lion, n’auraient pas lieu sur le territoire du Sahara Occidental, mais resteraient juste au nord de la ligne de séparation, dans un endroit inhabité appelé Greïer el Bouhi.

    Une porte-parole du Commandement central des forces américaines en Afrique (AFRICOM), Bardha Azari, a déclaré à Efe qu’au Maroc, les exercices s’étendront « de la base aérienne de Kenitra au nord aux zones d’entraînement de Tan Tan et Guerir Labouhi (Greïer el Bouhi) au sud », contredisant indirectement le Premier ministre marocain Saadeddine El Othmani.

    El Othmani avait assuré dimanche sur son compte Twitter que les manœuvres se dérouleraient « pour la première fois » sur le territoire sahraoui, et que c’était « l’aboutissement de la reconnaissance américaine de la marocanité du Sahara », mais hier El Othmani lui-même a supprimé le tweet sans donner d’explication.

    L’inclusion ou non du territoire sahraoui est importante car c’était la première occasion pour l’administration américaine de Joe Biden de se prononcer sur la déclaration du président sortant Donald Trump, peu avant la fin de son mandat, selon laquelle les États-Unis reconnaissaient la souveraineté marocaine sur le Sahara.

    Un porte-parole de la Maison Blanche a déclaré hier à Efe qu’ »aucune décision n’a encore été prise » sur la question et que des consultations sont en cours avec les parties sur la meilleure façon de procéder.

    Cinq mois se sont déjà écoulés sans qu’une décision soit prise. EFE

    Swissinfo, 02 juin 2021

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  • Sahara Occidental : L'affaire Brahim Ghali et la vieille dame de Smara

     

    Le Mardi 1er juin 2021 au camp des réfugiés de Smara, au sud de Tindouf. La température dépasse les 45°. En début d’après-midi, la nouvelle s’est répandu : le président Brahim Ghali a gagné sa bataille contre les services secrets marocains. Le juge Santiago Pedraz vient de déclarer que dans la prétendu plainte contre le président sahraoui il n’y avait aucun élément qui permette de l’inculper.

    Le camp de Smara est envahie par les you-yous des femmes pour exprimer leur joie et fêter cette nouvelle victoire politique et diplomatique enregistrée par la cause sahraouie.

    Dans la vidéo ci-jointe, une jeune femme tente d’empêcher sa mère de sortir pour célébrer l’événement. « Maman, rentre, il fait trop chaud! », dit-elle. « Je m’en fous », répond la vieille dame agitant le drapeau sahraoui tout en lançant des youyous d’alégresse.

    Plus tard, on voit la vieille dame avec la foule en train de chanter : « Brahim Ghali a gagné et les traîtres qu’ils crèvent! ».

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  • Maroc : Algérophobie

    par Brahim Taouchichet

    Depuis quelques années déjà, notre voisin de l’Ouest s’adonne à son sport national favori : casser du sucre sur le dos de son voisin de l’Est. Vent d’est, vent d’ouest qui charrient, chaque jour que Dieu fait, des nouvelles pas trop reluisantes et qui couvrent de tous les maux nos dirigeants et les généraux coupables de ne pas se laisser compter, peu importe les mensonges flagrants et les attaques diffamantes.

    Les médias de sa Majesté ne s’offusquent pas de quolibets, d’accusations gratuites, et cela presque depuis toujours. Dans l’indignité. Notre désolation est grande de voir des officiels marocains, quel que soit leur rang, réclamer l’ouverture des frontières fermées en 1994, comme préalable à tout. Si rien n’y fit, les maîtres du Makhzen n’hésitent pas à battre le rappel de leurs amis – lesquels d’ailleurs ne nous portent pas dans leurs cœurs. Passons sur les avantages que leur procurent les services rendus à sa Majesté. Deux pays si proches mais que sépare un désamour surprenant dans sa continuité. Ah, l’ennemi classique ! Si l’un fait de l’allégeance et de la soumission une règle, a contrario, l’autre est de tout temps sourcilleux pour tout ce qui touche à sa fierté. Mais afin de dépasser le ridicule de l’impasse, l’on a usé d’artifices. Quoi de mieux que d’unir nos ressources et nos intelligences dans un cadre moins étriqué, à l’heure des grands ensembles. Les nationalistes de la première heure s’étaient réunis à Tanger et se sont quittés avec moult promesses et embrassades émues. Elles devaient être concrétisées dans l’Union du Maghreb arabe (UMA) annoncée en grande pompe. C’est ne pas tenir compte des intérêts contradictoires et des tiraillements qui en feront une coquille vide.

    2008, la conférence d’Alger, à l’initiative du RCD, donnera «La déclaration d’Alger» qui restera lettre morte. Etaient présents 4 partis maghrébins. Mais les calculs du voisin de l’Ouest étaient autres, comme vont l’apprendre avec amertume les nationalistes algériens qui ne comprennent pas les revirements de leurs «frères». L’affaire du Sahara Occidental va ainsi mettre au jour tous les non-dits. Le principe de la décolonisation est foulé aux pieds. C’est oublier les désirs du Makhzen d’usurper les terres des autres. La guerre des sables restera un épisode douloureux pour tous ceux qui l’ont vécue dans leur chair, et une totale désillusion de la fraternité tant chantée. La Mauritanie n’échappera pas à ces appétits expansionnistes, jusqu’en 1960, date à laquelle sa souveraineté sera reconnue par l’organisation onusienne. Et l’Algérie.

    Hassan II qui n’en était pas à sa première forfaiture poignardera l’UMA dans le dos et ordonne avec cynisme, la pseudo-marche verte. Son rejeton poursuivra son œuvre jusqu’à franchir le Rubicon avec la reconnaissance de l’État d’Israël. Nos officiels vont-ils enfin comprendre que ce Maroc-là n’a jamais inscrit dans son agenda la grandeur et l’unité de cet ensemble maghrébin rêvé ? Qu’il est plutôt prompte à se tourner vers l’Europe, l’Occident, et être le réceptacle de leurs fantasmes et dont le moindre est d’être pour toujours les maîtres du jeu ?
    B. T.
    taouchichetbrahim@gmail.com

    Le Soir d’Algérie, 02 juin 2021

    Etiquettes : Algérie, Maroc, Makhzen, algérophobie, attaques diffamantes, médias marocains, réclamer l’ouverture des frontières, ennemi classique, l’Union du Maghreb arabe, UMA, La déclaration d’Alger, Sahara Occidental, usurper les terres des autres, Mauritanie, expansionnisme, frontières héritées du colonialisme,  

  • Sahara Occidental : Après des soins, Brahim Ghali quitte l'Espagne

    Par Djamil Mesrer

    Arrivé en Espagne le 18 avril, pour des soins, à l’hôpital de Logrono, Brahim Ghali, président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) et du Front Polisario, a quitté ce pays, mardi soir, après que son état de santé se soit amélioré, selon des sources gouvernementales espagnoles.
    Le ministère espagnol des Affaire étrangères avait annoncé mardi soir que le président Brahim Ghali allait quitter l’Espagne depuis l’aéroport de Pampelune, dans le Nord du pays, mais sans préciser la destination de l’appareil.
    Par ailleurs, ces mêmes sources ont affirmé que le président Brahim Ghali «avait les documents à son nom avec lesquels il était entré en Espagne» et ce contrairement aux affirmations du Makhzen qui soutenait que le dirigeant sahraoui était entré en Espagne avec un faux nom.
    Le départ du président Brahim Ghali est intervenu après la décision d’un juge espagnol, qui l’avait entendu, dans le cadre de deux plaintes le visant pour « tortures » et « génocide », de ne prendre, à juste titre d’ailleurs, aucune mesure coercitive à son encontre alors que les plaignants réclamaient la confiscation du passeport de Brahim Ghali et sa détention provisoire.
    Ce juge a rejeté formellement les deux plaintes en justifiant sa décision par le fait que « le rapport de l’accusation […] n’a pas apporté d’indices » montrant que le chef du Polisario soit « responsable d’un délit ».
    L’hospitalisation du président Brahim Ghali à Logroño (Nord de l’Espagne) pour des complications liées au Covid-19 a déclenché une crise diplomatique majeure entre l’Espagne et le Maroc. En représailles, les autorités marocaines ont relâché le contrôle sur les migrants qui ont envahi massivement l’enclave espagnole de Ceuta par plus de 10.000 personnes dont quelque 1500 mineurs.
    Etiquettes : Sahara Occidental, Maroc, Front Polisario, Espagne, Brahim Ghali, 
  • Belle moisson diplomatique pour l’Algérie

    Dossiers libyen, Malien, palestinien et Sahara occidental

    La remontada Algérienne
    Belle moisson diplomatique pour l’Algérie, qui, à la faveur d’une brusque accélération des événements géopolitiques, se replace confortablement au-devant de la scène régionale et internationale.

    Brahim TAKHEROUBT

    Ils étaient nombreux les think thanks, les instituts d’analyse et les observateurs non avertis- à se faire «des soucis» sur l’état de santé diplomatique de l’Algérie. Car, avançaient-ils, le plus grand pays d’Afrique a complètement perdu la main sur les dossiers- clefs qui rythment la vie politique, sécuritaire et diplomatique de la région. Dans le dossier malien, ces think thanks n’ont-ils pas soutenu que l’Algérie est définitivement exclue et que sa voix n’est plus audible?

    De même, ajoutent ces « moulins à idées» que l’Algérie a été « totalement éjectée» de la question libyenne où elle n’a plus droit au chapitre. Pour le Sahara occidental, c’est à peine s’ils n’ont pas lâché le qualificatif de bérézina algérienne pour saluer l’action «avisée» du Maroc dont le seul haut fait d’armes est d’avoir normalisé ses relations avec Israël pour quémander un soutien américain. Bâties sur les sables mouvants du rivage, toutes ces thèses ont été emportées au premier ressac.

    À la faveur d’une brusque accélération des événements au plan régional, l’Algérie se replace confortablement au-devant de la scène diplomatique. Une impressionnante remontada géopolitique. Avec la Libye, l’heure est au réalisme politique et au business. Plus de 10 membres du gouvernement de transition ont accompagné le déplacement du Premier ministre, Abdelhamid Dbeibah, il y a deux jours, à Alger. Le Forum économique algéro-libyen, qui s’est tenu les 29 et 30 mai derniers, en présence de 700 opérateurs économiques, a constitué un saut qualitatif dans le domaine de la coopération économique et du partenariat entre les deux pays.

    Depuis le début de la crise libyenne en 2011, l’Algérie n’a pas changé sa position d’un iota, concernant la Libye depuis les raids de l’Otan contre ce pays voisin en 2011, en respectant les principes de non-intervention dans les affaires internes des pays tiers et de règlement des conflits par la voie politique. L’Algérie est restée au-dessus de la mêlée dans la crise libyenne, en se tenant à une égale distance entre les parties en conflit. Si avec le voisin libyen, la dynamique de relance est effective, le dossier malien est d’une actualité brûlante.

    Après l’éviction du président intérimaire Bah Ndaw et de son Premier ministre, lors du coup d’Etat du 24 mai dernier, la donne géopolitique a été sérieusement bousculée. Un boulevard inespéré s’ouvre devant Poutine qui ne se fera pas prier pour prendre pied en Afrique et desserrer par là même les Européens qui se resserrent contre Moscou. Bamako multiplie les appels en direction de la Russie, perçue comme un pays ami et non comme l’ancienne puissance coloniale. Macron s’en est offusqué en déclarant vouloir se retirer de ce bourbier où s’est enlisée l’armée française après une débauche de moyens et d’énergie pour un piteux résultat. C’est l’accord d’Alger qui prend alors toute son importance surtout que le nouveau prétendant à jouer les premiers rôles dans la région, la Russie, est un allié stratégique de l’Algérie.

    Elle cueille également les dividendes de sa fidélité à la cause palestinienne. L’Algérie s’en sort grandie pour son intransigeance envers l’agression de l’armée sioniste contre la Palestine. On a les images de manifestations de sympathie envers l’Algérie, retransmises à partir de Ghaza, pour son courage et la rectitude de ses positions. De même qu’elle n’a pas changé sa position envers le peuple sahraoui, dernière colonie en Afrique qui lutte pour son droit à l’autodétermination. De tous ses dossiers, l’Algérie a fait une belle moisson diplomatique qui la replace désormais comme partenaire incontournable dans la région du Sahel.

    L’Expression, 02 juin 2021

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  • Reuters : Ghali quitte l’Espagne sur fond de conflit diplomatique avec le Maroc

    Le leader indépendantiste du Sahara occidental quittera bientôt l’Espagne sur fond de conflit diplomatique

    Le leader du Front Polisario, Brahim Ghali, qui est traité pour le COVID-19 en Espagne depuis plus d’un mois, devait quitter le pays dans les heures qui suivaient, ont déclaré tard mardi une source diplomatique espagnole et une source proche de Ghali.

    Le chef du mouvement indépendantiste du Sahara occidental prévoyait de s’envoler pour l’Algérie depuis Pampelune à 1 h 40 du matin, heure locale, mercredi, a précisé la deuxième source.

    « Il n’est pas plus logique qu’il reste en Espagne », a déclaré le ministre espagnol des Transports Jose Luis Abalos à la chaîne de télévision 24h. Il a déclaré que Ghali était entré en Espagne pour des raisons humanitaires et qu’il n’avait plus besoin de cette aide.

    Le Front Polisario, soutenu par l’Algérie, lutte pour l’indépendance du Sahara occidental, qui était une colonie espagnole jusqu’au milieu des années 1970 et qui est revendiqué par le Maroc.

    L’admission de Ghali en avril dans un hôpital de la ville de Logrono, dans le nord de l’Espagne, a rendu le Maroc furieux. Peut-être en représailles, le Maroc a semblé le mois dernier relâcher les contrôles aux frontières avec l’enclave espagnole de Ceuta, ce qui a entraîné un afflux soudain de migrants vers la ville autonome espagnole.

    Plus tôt dans la journée de mardi, la Haute Cour espagnole a rejeté une demande de mise en détention de Ghali, déclarant que les plaignants dans une affaire de crimes de guerre contre lui n’avaient pas fourni de preuves qu’il avait commis un quelconque crime lors de l’audience préliminaire.

    Le tribunal a déclaré que Ghali, qui a participé à la procédure à distance depuis l’hôpital, ne présentait pas de risque de fuite.

    Les autorités marocaines ont été informées du départ prévu de Ghali, a indiqué la source diplomatique espagnole. Le gouvernement algérien n’était pas immédiatement disponible pour un commentaire.

    Ghali et d’autres dirigeants du Polisario sont accusés par des groupes de défense des droits de l’homme et des personnes du Sahara occidental de génocide, de meurtre, de terrorisme, de torture et de disparitions, selon un document judiciaire. Il nie tout acte répréhensible.

    Peu après la décision du tribunal, la porte-parole du gouvernement espagnol Maria Jesus Montero a déclaré qu’elle s’attendait à ce que les relations diplomatiques avec le Maroc reviennent à la normale dans les heures qui suivraient.

    Malgré son optimisme, la décision de ne pas placer Ghali en détention était susceptible de provoquer la colère du Maroc.

    Rabat a déclaré lundi que l’audience contre Ghali était importante pour montrer « le vrai visage du Polisario ».

    Le Maroc a déclaré que son différend avec l’Espagne ne concernait plus simplement Ghali, mais aussi la question plus large de ce qu’il considère comme un manque de respect de l’Espagne sur la question du Sahara occidental.

    Reuters, 02 juin 2021

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  • Espagne : les espions du Maroc, non loin de l’hôpital de Logroño

    Hospitalisation du président sahraoui : les espions du Maroc, non loin de l’hôpital espagnol

    Les services de sécurité espagnols ont découvert un nid d’espions marocains non loin de l’hôpital espagnol, San Pedro, lieu d’hospitalisation du président sahraoui Brahim Ghali, révèle le journal espagnol El Mundo.
    Selon la même source, les services espagnols ont découvert une importante présence des éléments des services marocains, aux alentours de l’hôpital espagnol de cette petite et paisible localité ibérique. Des éléments du Makhzen, qui auraient installé des appareils d’écoute et d’espionnage dans divers coins de cette zone

    De nouveau de la tension entre Rabat et Madrid

    La reprise de la tension est de nouveau d’actualité, entre Madrid et Rabat,suite aux accusations formulées ce jeudi par l’ambassadrice marocaine à Madrid Karima Benaiche, rappelée par son pays pour consultation et après avoir été convoquée dans un premier temps, par le ministère espagnol des affaires étrangères .
    A partir de son pays, et après une semaine de son rappel, la diplomate marocaine avait souligné que son pays ne tolérait pas l’autorisation permettant au président sahraoui de quitter les terres ibériques.

    La propagande malveillante du Makhzen

    Au moment où les relations entre l’Espagne et le Maroc marquent le pas, dans le sillage de la crise des migrants envoyés vers l’enclave espagnole de Ceuta, en signe de chantage et marchandage de bas étage, la propagande du Makhzen continue de distiller des Fakenews, sur l’état de santé du président sahraoui et son « éventuelle » convocation par la justice espagnole au sujet d’une plainte déposée par un pseudo-opposant à la solde du palais royal.

    Berlin dénonce le chantage de Rabat

    La crise diplomatique entre Berlin et Rabat est loin d’être terminée, puisque l’État Fédéral menace de revoir tous les accords économiques signés avec le Maroc. Sur ce plan le ministre adjoint chargé des affaires européennes, Michael Roth dénonce le chantage politique du Maroc, et regrette la surenchère de Rabat d’utiliser la carte des jeunes migrants comme carte de pression sur l’Espagne, en particulier, et l’Union Européenne en général.

    Algérie54, 28 mai 2021

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  • Maroc : Nasser Bourita, un ministre trop rêveur

    Benjamin Netanyahou et Nasser Bourita ont utilisé la ruse pour arracher un tweet de l’ancien président américain Donald Trump. Pour un rêveur de son espèce, ce dernier l’a considéré comme un jackpot qui lui apportera dans un plateau d’argent, le Sahara Occidental avec ses phosphates et ses côtes riches en poissons. Près de six mois après, le lobby sioniste aux Etats-Unis se bat encore en vue d’amener le président Joe Biden à accepter le fait accompli de la reconnaissance de la chimère souveraineté du Maroc sur ce territoire, reconnu non autonome par les Nations Unies.

    Habitué à avoir toutes ses demandes de la part des autorités espagnoles, Bourita a vu dans l’hospitalisation de Brahim Ghali en Espagne un nouveau jackpot qui lui permettra d’assommer définitivement le mouvement de libération sahraoui. Encore une fois, son esprit rêveur lui joué un mauvais tour en lui proposant d’utiliser l’arme du chantage à l’émigration pour arriver à ses fins. Une idée qui lui a valu la condamnation de l’UE et la détérioration de l’image du royaume en raison de l’utilisation d’enfants pour investir l’enclave de Ceuta.
    L’arroseur arrosé
    Le rêveur Bourita ne s’attendait pas à ce que le Front Polisario retourne contre lui la dénommée affaire Brahim Ghali. L’arroseur a été bien arrosé. Grâce au chef de la diplomatie marocaine, la cause sahraouie a retrouvé une lumière perdue depuis la proclamation du cessez-le-feu en 1991 et a rendu au président sahraoui l’occasion de se rendre en Espagne quand il le souhaitera. Dorénavant, Ghali pourra narguer le Maroc depuis le territoire espagnol.
    En effet, après la déclaration par vidéoconférene du président sahraoui, le juge de la Cour Suprême Santiago Pedraz a conclu que les accusations présentés par Fadel Breika et l’ASADEDH, deux rejetons de la DGED, n’ont pu apporter le moindre indice de preuves contre Brahim Ghali. « L’accusation n’a pas fourni de preuves, même circonstancielles, pour étayer l’existence de motifs suffisants pour le croire responsable d’un quelconque délit », a-t-il affirmé. Par conséquent, rien ne justifie la prise de mesures coercitives contre le leader sahraoui. Tout en restant libre, il garde son passeport pour quitter le territoire espagnol quand il le voudra.
    La tournue des faits a rendu Bourita nerveux. Ses plans ont tourné au fiasco et l’image du Maroc en a pris un sacré coup. Une nervosité palpable dans ses derniers communiqués agitant la menace d’un éventuel soutien à la cause catalane.
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  • L’Espagne éconduit le Maroc

    Madrid éconduit Rabat

    L’Espagne a refusé de participer aux manoeuvres militaires «African Lion 2021» et ce, «pour ne pas donner de légitimité à l’annexion du Sahara», rapporte le journal El Pais. Ces manoeuvres auront lieu du 7 au 18 juin au Maroc, en Tunisie et au Sénégal.

    Le ministère de la Défense espagnol a décliné l’invitation du Commandement des États-Unis pour l’Afrique (Africom) en invoquant des raisons budgétaires, mais des sources gouvernementales admettent que la raison sous-jacente est qu’une grande partie de ces exercices, auxquels l’Espagne a participé chaque année, auront lieu pour la première fois au Sahara occidental, rapporte le quotidien El Pais dans son édition de ce samedi 29 mai, précisant que le ministère espagnol n’a même pas envoyé d’observateurs comme l’ont fait 20 autres pays.

    Pour Madrid, envoyer des soldats espagnols sur place signifierait légitimer l’occupation marocaine de l’ancienne colonie, précise la même source., précisant que le ministère espagnol n’a même pas envoyé d’observateurs comme l’ont fait 20 autres pays.

    L’Expression, 31 mai 2021

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  • Média espagnol : « Quand devrons-nous entrer en guerre contre le Maroc ? »

    L’entrée massive de Marocains à Ceuta, dont de nombreux membres des services secrets, organisée par le régime alaouite, puis transférée à Melilla et bientôt aux Canaries, suite au renouvellement de l’alliance économique, militaire et stratégique des Etats-Unis avec le Maroc et à la reconnaissance officielle surprise de sa souveraineté sur le Sahara occidental, en échange de la reprise des relations diplomatiques avec Israël, Le premier secrétaire de l’Union socialiste des forces populaires (USFP), Driss Lachgar, qui appartient à la majorité gouvernementale du Maroc, a proposé à Pedro Sánchez Pérez-Castejón, avec impudence et insolence, que l’Espagne « se débarrasse de son passé colonialiste et ouvre un dialogue avec le Maroc sur l’avenir des villes occupées de Ceuta et Melilla ». Avec deux catapultes. Avant, Perejil ; avant, la Marche verte ; bien avant, tout ce qui est dans les livres d’histoire, et maintenant des tactiques de guerre hybrides contre l’Espagne, selon les experts Manuel Torres Soriano, Guillem Colom Piella et Carlos Echeverría Jesús, après avoir augmenté ses dépenses militaires de 30%.

    Avant la proposition de Lachgar, le fugitif, putschiste et voleur Carles Puigdemont i Casamajó avait tweeté : « J’espère que l’UE ne se laissera pas emporter par l’inflammation nationaliste espagnole. Ceuta et Melilla sont deux villes africaines qui ne font partie de l’UE que par héritage d’un passé colonial qui permettait aux Européens d’avoir des possessions en dehors de l’Europe. Le Maroc a le droit de soulever la question de la souveraineté et il serait nécessaire de créer une table de dialogue pour résoudre le conflit.

    Un dialogue entre l’Espagne et le Maroc serait nécessaire pour aborder l’agenda des désaccords ». Puigdemont sait, comme tous les indépendantistes, que la séparation de Ceuta et Melilla de la patrie est un prélude à l’approche des îles Canaries et à la sécession de la Catalogne, des Baléares, de Valence, du Pays basque, de la Navarre et de la Galice. Rien de mieux, donc, que de suivre les souhaits du fugitif et de permettre aux désirs expansionnistes du Maroc de maintenir l’intégrité de l’Espagne.

    Sans se perdre dans les méandres des crises internationales, tout observateur est conscient de la résurgence des pires nationalismes, du déclin inquiétant de la démocratie libérale et de la montée des autoritarismes dans le monde. Le résultat est que l’ordre international, fondé sur des règles, est de plus en plus contesté par des régimes désireux d’arriver à leurs fins par la force, sans que les Nations unies (37 000 employés), « un pompier sans eau dans le tuyau », comme le définit son secrétaire général, le Portugais António de Oliveira Guterres, ne puissent rien faire. Dans les déclarations de Michael Streck, publiées dans l’hebdomadaire, « le problème est que la plupart de nos institutions multilatérales n’ont pas de « dents ». Même lorsque le système multilatéral a des « dents », comme le Conseil de sécurité des Nations unies, il n’y a aucune volonté de les utiliser.

    Nous sommes donc confrontés à un Conseil de sécurité paralysé sur les questions les plus importantes, tant en matière de prévention que de résolution des conflits »… « Les relations dysfonctionnelles entre les grandes puissances rendent pratiquement impossible pour une organisation comme l’ONU de traiter de manière raisonnable les points chauds de la crise que vous venez de mentionner (Birmanie, Syrie, Yémen, Palestine). C’est une réalité ».

    De Caracas à Pékin, de Moscou à Riyad, de Rabat à Minsk, trop de gouvernements dictatoriaux ou autoritaires ont démontré que la violation des engagements internationaux, des traités et conventions multilatéraux, des résolutions du Conseil de sécurité, du droit international et des règles et normes convenues sous les auspices des organisations internationales, n’a pas de conséquences directes pour eux, bien qu’ils en aient pour leurs populations sous la forme de sanctions économiques dont ils se moquent éperdument parce qu’ils continuent à machiter, voler et piétiner. Et au-delà de ce qui s’est passé à Ceuta, ce qui s’est passé avec le vol Ryanair FR4978 illustre à quel point nous devrions prendre plus au sérieux la défense de l’ordre international fondé sur des règles et oublier les discours. Il s’avère qu’un gouvernement dictatorial peut détourner un avion de ligne civil avec des passagers européens en vol, le faire atterrir sur son sol, fouiller les passagers et les bagages pour compléter le canular de la fausse bombe et arrêter le passager qu’il recherche (Roman Protasevich) pour avoir critiqué dans son journalisme le régime dictatorial et putschiste dirigé par Aleksandr Lukashenko au Belarus. Et tout cela sans conséquences pratiques pour le satrape, avec le soutien et l’approbation publique du président russe Vladimir Poutine et le silence de la Chine, entre autres.

    Que l’ordre international va exploser, c’est une évidence pour les experts, à moins de vouloir vivre sous la botte de la Chine et de la Russie, avec leurs nombreux imitateurs et partisans sur quatre continents.

    JORGE DEL CORRAL

    Perdiodista digital, 31 mai 2021

    Etiquettes : Maroc, Espagne, Ceuta, Melilla, migration, Sahara Occidental, Front Polisario, Brahim Ghali, frontières, souveraineté, intégrité territoriale,